zoophilie-mairie

La folie pure la plus profonde s’empare des cerveaux détraqués de nos contemporains et personne ne se demande pourquoi. On fait comme si c’était normal justement en légiférant sur ces comportements déviants et en les standardisant.


La décision du maire de La Rochefoucauld de retirer sa délégation d’adjoint aux sports à Robert Ménard (qui n’a aucun lien avec le maire de Béziers) continue d’agiter la commune (lire CL de vendredi et de samedi).

Cette décision fait suite à la découverte sur un ordinateur de la mairie de photos à caractère zoophile. Une enquête de gendarmerie est en cours à la suite d’une plainte de l’élu mis en cause.

La loi donne raison à ceux qui pensent que cette mesure relève de la morale. Judiciairement en effet, la possession de telles photos n’est pas punie par la loi. Seule la volonté clairement démontrée d’exposer des personnes à de telles images pourrait être poursuivie.

Or dans le cas présent, tous les éléments laissent penser qu’il s’agit d’une mauvaise manipulation informatique.

De con côté, le maire Lucien Vayssière estime avoir joué son rôle de protection de ses deux salariées choquées, qui lui ont d’ailleurs demandé une aide psychologique. L’incident a été d’autant plus pénible qu’elles ont été confrontées à ces images durant toute une matinée, le temps pour l’huissier appelé en même temps que les gendarmes de les copier.

Lucien Vayssière se défend d’avoir agi au nom de la morale: «Il n’était plus concevable que l’élu et les agents aient à travailler ensemble. Dans la délibération, il n’est fait aucune référence à la morale, mais seulement à “une décision motivée par des raisons de bonne marche de l’administration communale et le souhait de limiter le préjudice moral subi par plusieurs agents”».

Lucien Vayssière est inflexible, boulette technique ou pas: «La vie privée doit le rester et ne pas s’étaler dans ses fichiers informatiques à caractère personnel pornographique ou zoophile, introduits bêtement dans un lieu public».