Il a fallu deux années de massacres et de génocide, des milliers de crimes de guerre, des centaines de milliers de morts et une bande de Gaza quasiment totalement rasée pour que les « islamistes » d’Ankara rompent enfin toute relation commerciale avec Tel-Aviv ! Alors qu’erdogan lèche les godasses de Tsahal depuis toujours, il vient d’être accusé d’être un membre du Ramasse donc de terrorisme aussi bien par Ben Gvir que par Meyer Habib (cf. ci-dessous) ! Pendant qu’ils massacraient la population civile palestinienne, la Turquie de l’hypocrite et du traître erdogan continuait de commercer avec Tel-Aviv, à l’instar des autres pays arabes environnants !
Le retard de réaction d’erdogan face à la situation à Gaza, qui dure depuis deux ans (depuis octobre 2023 selon les contextes récents), peut s’expliquer par plusieurs facteurs stratégiques et politiques. Tout d’abord, malgré ses discours enflammés contre l’israël, la Turquie a maintenu des relations économiques avec Tel-Aviv, avec un commerce bilatéral atteignant 6,8 milliards de dollars en 2024 (source : Turkish Statistical Institute), reflétant des intérêts économiques pragmatiques, notamment dans l’énergie et le tourisme. Cette dualité entre rhétorique et commerce a souvent été critiquée comme une forme d’hypocrisie, alimentant les accusations de complaisance face aux violences à Gaza.
Ensuite, la décision récente de rompre les relations économiques et de fermer l’espace aérien, annoncée le 29 août 2025 par Hakan Fidan, semble davantage liée à des calculs internes et régionaux qu’à une soudaine prise de conscience humanitaire. Avec des pressions croissantes de l’opinion publique turque et une volonté de renforcer son leadership dans le monde musulman, erdogan pourrait chercher à détourner l’attention de problèmes domestiques, comme l’inflation ou les tensions avec l’opposition.
L’accusation de « terrorisme » par Itamar Ben-Gvir (ou du clown Meyer Habib), ministre israélien d’extrême droite, ajoute une ironie piquante. Ben-Gvir, connu pour ses propres antécédents controversés (défense d’extrémistes juifs et incitations à la violence…), cible erdogan en raison de son soutien présumé aux Frères musulmans et au Hamas, que Ben-Gvir assimile à des organisations terroristes. Cette accusation est comique dans son absurdité, vu les antécédents de Ben-Gvir, mais elle illustre aussi la montée des tensions personnelles et idéologiques entre les leaders.
Le timing d’erdogan, après deux ans de silence relatif, semble donc plus dicté par des opportunités politiques que par une cohérence humanitaire, rendant la situation à la fois tragique et risible pour certains observateurs.

























