Chroniques-Dortiguier


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Lâcheté d’accusation de racisme


L’on ne reconnaît qu’un droit à Israël, se disant à la fois peuple, État, communauté, mère des religions qui lui apparaissent comme autant de filles ingrates, prétend-t-il en pleurant ou en frappant, celui d’être au-dessus des nations, et sans quoi le monde sombrerait dans le néant ou un chaos y conduisant : tel est le sens littéral ou savant, si l’on préfère, de Shoah. Le reproche, qui a la hauteur d’un dogme civil, fait aux Allemands et maintenant enseigné dans les plus petites classes républicaines, est d’avoir failli plonger le monde dans ce désordre causé par l’absence possible d’Israël. Je ne discute pas du nom, dont Voltaire relève qu’il n’est pas hébreu, mais emprunté aux Cananéens ou aux Chaldéens, tout comme l’on ne dispute pas aux francs-maçons leurs images égyptiennes, ni leur serment que relève le général Franco dans son livre paru sous le pseudonyme de Jakim Boor, intitulé Masoneria, de jurer au 18e ou 19e degré du rite écossais,  la reconstruction du temple de Jérusalem !
Est-ce à dire que nous soyons en face d’une « race », terme employé par Kant, faut-il le souligner et que notre Assemblée nationale faillit supprimer, n’eût été l’opposition de nos hommes de sciences ? Le commentaire aux lois de Nuremberg, qui est rarement lu, refuse aux juifs l’attribution d’une race déterminée, mais y voit au contraire un mélange de races, un composé en somme artificiel, et le but du philosophe Schopenhauer était au 19e siècle, de dissoudre cette confusion  maintenue artificiellement, par des lois statutaires rigides, extérieure au monde dans lequel elle se trouve, dans le peuple d’accueil, en favorisant les unions mixtes ! L’Église y était réticente, ce qui maintenait, et chacun des puissants y trouvait son intérêt — c’est le cas de le dire —  le judaïsme intact. Il faut reconnaître que les chefs d’Israël ont refusé la règle de la mixité matrimoniale entendue comme fusion, pour justement garder une certaine originalité à la fois qualitative et aussi quantitative, puisque le dénombrement précis du peuplement d’Israël, entendu comme le nombre de ceux qui de la Chine à la Suède s’en réclament, est tenu secret ; ce n’est pas un simple préjugé rabbinique, mais une règle si ancrée dans l’essence israélite, au sens biblique, que le nom de Satan apparaît pour la première fois dans le livre des Chroniques, 21, où il suggère de dénombrer exactement le nombre des Israélites. C’est une tentation satanique, pour nos biblistes ! Quelle importance de taire la puissance du peuple, au point que le Diable doive intervenir pour la faire publier ? À moins que ce que l’Ancien Testament — comme le nommaient les Chrétiens — intervertisse les noms, et que là où on lit Dieu, il faille entendre le Diable et inversement !

En fait, en place de citoyen, l’on devrait donner une carte de consommateur, et une fois les forces de travail épuisées, l’on pourrait alors songer au pays d’origine,…


Il est vrai que l’on mêle race et ethnie, au point que le système républicain voudra, à sa naissance jacobine et terroriste, interdire toute manifestation d’originalité raciale, par exemple, en interdisant comme contre révolutionnaire le costume allemand des Alsaciennes, ou en  éventrant les femmes chouannes ! Etre français désigne, à parler philologie ou exactement, chez nous, une origine commune, celle de « venir de » (fran, en ancien bas allemand ou hollandais transformé en from anglo-saxon), l’autre étymologie freie Ansen, ou « Anses »  à savoir demi-dieux ou héros libres, qui était courante au 17e siècle encore, comme dans l’Histoire d’Allemagne du Marquis de Prades, est abandonnée. En réalité la France, surtout sous sa forme néo-coloniale accentuant le caractère formel de la république ouverte à tous ceux qu’elle veut enfermer chez elle, désigne un état-civil, espèce de contrat social, qui peut être aussi étendu que le monde même ! Elle est aveugle aux caractéristiques particulières, comme le serait un syllogisme ou raisonnement qui s’en tiendrait à une proposition générale en négligeant, sinon méprisant les cas particuliers : l’on pourrait ainsi parler, mais non raisonner. Du terme de citoyenneté l’on a fait celui de civilisation opposée à la barbarie, comme la lumière à l’ombre ou aux ténèbres, à l’obscurantisme, selon une image favorite aux francs-maçons, gardiens du Temple de Jérusalem où tous les peuples, selon la Bible non chrétienne ne doivent venir déposer leur argent ! Il suffira, pour le faire, d’être citoyen du monde ou indifférent — ce qui revient au même — à ses origines.
Bien sûr, tout le monde n’en convient pas. Il y a des fanatiques qui refusent cette civilisation et y opposent la culture ! À savoir, non ce qui est superficiel comme une carte que l’on présente pour passer un contrôle magnétique, par exemple, mais ce qui est intérieur, à une « vis interna », une force ou « puissance interne », comme la philosophie allemande de Leibniz l’enseignait, au 17e siècle, en français ou en latin ! C’est cette force interne qui cause la dynamique du travail, de l’art et du sacrifice de soi, la spontanéité du cœur, bref le remplissement immédiat du devoir. Ces fanatiques se comptent dans l’histoire contemporaine : ce sont les Amérindiens dont on a éteint les racines, enfermés dans des réserves, tout comme le deviennent des banlieues, ce sont tous les opposants à la Syrie mandataire et à son drapeau à trois étoiles, ou au Maroc du protectorat et à son étoile chérifienne, c’est l’Algérie des fellaghas, lesquels ont été républicainement châtiés. C’est dans ce même sens que, par un antiracisme civilisé, notre agrégé d’allemand et député des Vosges, Chevènement avait interdit, ministre socialiste de l’Éducation nationale, l’enseignement de l’allemand dans le primaire alsacien, alors que le Président De Gaule y était favorable comme aux langues locales, flamandes, bretonnes, bourguignonnes, occitanes, basques  etc. : c’était abaisser la culture, mais donner, voulait-on y croire, au nom de citoyen cette grandeur romaine qui aurait par ailleurs, pour de nombreux chercheurs, précipité sa décadence.
En fait, en place de citoyen, l’on devrait donner une carte de consommateur, et une fois les forces de travail épuisées, l’on pourrait alors songer au pays d’origine, celui des aïeux, s’entend, réduit à une vaste cimetière où serait la culture, comme dans ces âges colorés que les cerveaux de nos jeunes générations montantes, soumises à des traitements psychologiques et parfois psychiatriques, ne sauront plus se représenter ! Ce sera la victoire du jacobinisme ou du communisme athée, à savoir indifférent au divin présent dans la culture, et elle seule ! Le reste, comme toute superficialité et haine de soi, étant l’affaire du Malin !
On parle de morale bien sûr, mais davantage d’attitude citoyenne, de civisme plus que de politesse, de droit, d’anti- ceci ou cela, mais « cette hypocrisie habituelle n’étouffe-t-elle pas à la longue le cri de la conscience ? Le cœur ne s’ennuye-t-il pas de s’entendre imposer silence, et ne prend-il pas le parti de se taire ? On acquiert le geste de la vertu, et l’on s’en tient là ». (Diderot à Sophie Volland, le 26 octobre 1760). Ceux qui sont « républicanisés », au sens où Sarkozy et les logeards entendent opposer République à démocratie, ce dernier terme étant trop raciste, vitaliste ou culturel à leurs yeux, s’y reconnaîtront comme dans un miroir !