Le criminel Nétanyahou s’est déplacé secrètement chez MBS sauf que tout le monde l’a publié et du coup le gouvernement saoudien dément car il ne peut assumer une telle trahison ! On imagine que les musulmans fanatiques de la saoudie maudite apprécieront ces chaleureux échanges diplomatiques à leur juste valeur !


Le premier ministre israélien aurait rencontré ce week-end en Arabie saoudite le prince héritier Mohammed ben Salman et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Le gouvernement saoudien a démenti lundi.

La rencontre est attestée, sous couvert d’anonymat, par des officiels de haut rang israéliens, non confirmée par Benyamin Nétanyahou, et démentie par le ministre saoudien des Affaires étrangères.
Le premier ministre israélien se serait rendu dimanche soir en Arabie saoudite pour s’entretenir avec le prince héritier Mohammed Ben Salman (MBS). Une entrevue en présence du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, qui achève une tournée d’adieu dans la région, et de Yossi Cohen, chef du Mossad et architecte du rapprochement entre l’État hébreu et les pays du Golfe. Les deux leaders régionaux auraient évoqué l’avenir des relations entre leurs deux pays à Neom, cité du futur en construction sur les rives de la mer Rouge, près des frontières de la Jordanie, de l’Égypte et… d’Israël. C’est à l’approche de cette ville nouvelle qu’a disparu des écrans de contrôle un jet privé déjà emprunté par le chef du gouvernement israélien pour des vols confidentiels. Selon le site de surveillance aérienne Flyradar24, l’appareil, un T7-CPX Gulfstream, qui avait décollé de Tel-Aviv, est réapparu après minuit pour atterrir sur le tarmac de l’aéroport Ben-Gourion.

Cette visite, qui a vraisemblablement bien eu lieu, marquerait une nouvelle étape dans le réchauffement entre les deux puissances ­régionales. Elle intervient après la signature, à Washington en septembre, des accords d’Abraham entre Israël et deux petites pétromonarchies, les Émirats arabes unis (EAU) et Bahreïn, normalisant les relations diplomatiques, et ouvrant une voie à des coopérations commerciales, économiques et culturelles. Inédite au Moyen-Orient, l’alliance bénéficie d’un soutien du parrain saoudien qui a, depuis peu, ouvert son vaste espace aérien aux vols israéliens. Principal acquis du bilan de l’Administration Trump, elle constitue un changement de paradigme. Les Émiriens et les Bahreïniens ont accepté une démarche de paix et la fin du boycott d’Israël sans le préalable d’un règlement du conflit israélo-pa­lestinien. Soit une rupture avec l’orthodoxie de la position des pays arabes qui prônaient une solidarité sans faille avec la cause pales­tinienne.

Séisme politique

Un accord similaire entre l’Arabie saoudite et Israël serait un séisme politique, en raison du poids dans le monde musulman du royaume saoudien qui abrite les principaux lieux saints de l’islam. Le vieux roi Salman y est, pour l’instant, opposé. Il insiste sur le respect de l’initiative de paix arabe lancée par les Saoudiens en 2002, qui propose à Israël une normalisation complète après la création d’un État palestinien. MBS, son successeur désigné, est, lui, plus sensible aux sirènes israéliennes en raison d’une aversion commune à l’égard de l’Iran, considéré comme une menace nucléaire majeure. Les deux pays n’ont pas de liens officiels, mais ils collaborent plus ou moins clandestinement, via des échanges de technologie et de renseignement, sous la supervision, pour le versant israélien, du patron du Mossad. Celui-ci a affirmé voici quelques semaines qu’il espérait que l’Arabie saoudite rejoigne bientôt le cercle des amis de l’État hébreu.

Pour sa part, Mike Pompeo, qui était auparavant en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés a écrit sur Twitter avoir eu des entretiens « constructifs » à Neom avec MBS, sans mentionner la ­présence de son ami Benyamin Nétanyahou. « Ce n’est pas la pre­mière fois que Nétanyahou voyage ainsi. La question est de savoir pourquoi on le sait », commente Ofer Zalzberg, analyste à l’Institut Kelman pour la transformation des conflits. « Le chef du gouvernement démontre que son entreprise de ­normalisation dépasse le cadre actuel, MBS teste son public intérieur, et Pompeo vend le bilan de l’ère Trump mais aussi, par ambition, son action personnelle. Chacun épie les réactions. »

L’accord Israël-Émirats-Bahreïn pourrait « mettre fin au conflit israélo-arab » selon Netanyahou
Donald Trump et Benjamin Netanyahou ont signé avec les représentants des Affaires étrangères des Émirats arabes unies et Bahreïn des accords établissant officiellement des relations diplomatiques entre l’État hébreu et les deux pays du Golfe.

Photo d’illustration : Benyamin Nétanyahou lors d’une conférence de presse avec Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain, à Jérusalem le 19 novembre. POOL / REUTERS

Le Figaro

23 novembre 2020