La Turquie d’Erdogan a autorisé l’avion du génocidaire Benjamin Netanyahu à traverser son espace aérien pour un voyage en Azerbaïdjan le 7 mai 2025, selon plusieurs sources, dont le Tehran Times. La Turquie, qui n’est pas membre de la Cour pénale internationale (CPI) mais dont le président Recep Tayyip Erdogan a publiquement soutenu le mandat d’arrêt contre Benjamin Netanyahu, permet à son avion de traverser son espace aérien. Pourtant Erdogan a qualifié la décision de la CPI de « courageuse » en novembre 2024 et a appelé à son exécution par les États membres, tout en critiquant l’israël de manière constante, notamment en le comparant à un « État terroriste » et en accusant Netanyahu de « génocide » à Gaza. Il a même déclaré vouloir faire juger Netanyahu pour crimes de guerre.
Cependant, permettre à l’avion de Netanyahu de survoler la Turquie le 7 mai 2025, malgré ce mandat, est perçu comme une lourde contradiction. La Turquie n’étant pas signataire du Statut de Rome, elle n’est pas légalement obligée d’appliquer les mandats de la CPI. Mais cette décision va à l’encontre de la rhétorique d’Erdogan, qui a insisté sur l’importance de tenir Netanyahu responsable des massacres. Des critiques ont souligné cette grande hypocrisie, surtout à un moment où la Turquie réprime des manifestations anti-israéliennes internes, comme à Mersin.
Cela pourrait refléter des considérations pragmatiques ou diplomatiques, peut-être liées aux relations avec l’Azerbaïdjan, un allié proche de la Turquie, ou à des pressions internationales, comme celles exercées par les États-Unis, où Donald Trump a récemment fait l’éloge d’Erdogan. Toutefois, cela met en lumière une incohérence entre les discours d’Erdogan et ses actions, ce qui peut effectivement être interprété comme hypocrite dans le contexte de sa position publique.



























