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Après les paroles ahurissantes de Laurence Rossignol concernant le voile islamique, voici que le chef de file du lobby LGBT fait de même, voire plus. Est-ce un hasard que le grand parrain du lobby gay/LGBT/Gender/GPA… soit aussi violent et méprisant envers l’islam en général et le voile islamique en particulier ? Est-ce un hasard ? La question mérite d’être posée. Ces déclarations ont le mérite de montrer au monde entier le vrai visage de la liberté bergéienne, du style : vous êtes libres de nous ressembler, autrement vous n’êtes que de vulgaires terroristes liberticides… bla bla bla… ! L’image ci-dessus démontre dans quel mépris sont tenues les femmes modernes, dans le modèle de Pierre Bergé : elles servent tout juste à valoriser et décorer des bagnoles au mondial de l’automobile ou dans les publicités télévisées. Le boss du lobby LGBT français nous avait habitués à son concept révolutionnaire – et satanique – de marchandisation des corps, rappelez-vous la GPA.

On accuse d’un coup la dictature ciblant les femmes, lorsque la mode vestimentaire est d’inspiration islamique. Cette accusation n’est jamais proférée lorsque la mode impose une nudité agressive, exposant aux quatre vents et à la vue des personnes pudiques et des enfants, des charmes qu’elles se devraient de préserver et de réserver à leur seul époux. Lorsque le corps de la femme est honteusement exploité en apposant son image dans toutes sortes d’affiches publicitaires, quel qu’en soit le thème, personne ne réagit pour dénoncer le scandale. Si dictature il y a, c’est bien celle des marchands qui imposent leur loi et enferment la femme dans le carcan d’une représentation idéalisée au travers de mensurations idylliques, dont la plupart finissent, hélas, par rêver, voire succomber, au détriment de leur santé. Rendons-leur donc la liberté, à ces femmes, en leur offrant un choix qui leur permette de s’habiller comme elles le désirent vraiment et non comme le décident les créateurs de mode et les faiseurs d’opinion que sont les médias. Si la motivation réelle qui anime les détracteurs de la mode islamique est de libérer la femme, alors qu’ils commencent par la respecter en la considérant, non comme un objet sexuel, mais comme une personne humaine dans toute sa dignité, avec les mêmes droits dans tous les domaines de la vie sociale, y compris les salaires. Qu’on mette fin au harcèlement moral et sexuel auquel font face beaucoup de femmes sur leurs lieux de travail. Ne nous faisons toutefois pas d’illusions, les créateurs et les promoteurs de cette mode dite islamique ont flairé là, un segment très porteur, comptant écouler leur production, surtout dans les pays arabes riches, du proche-Orient. Par ces temps de crise frappant le pays et l’Europe toute entière, ces stylistes ont déniché le bon créneau.


De plus en plus de marques, y compris de luxe, se lancent sur le marché porteur de la mode islamique. Pierre Bergé a conjuré mercredi les créateurs de « ne pas enfermer les femmes dans des voiles, comme des prisons ». La ministre des droits des femmes Laurence Rossignol a elle aussi dénoncé mercredi le développement par certaines enseignes de ce segment de marché.

Pierre Bergé appelle à ne pas être « complice de cette dictature »

« Les créateurs de mode n’ont rien à faire sur le terrain de la mode islamique. Je suis scandalisé. Moi qui ai été près de 40 ans au côté de Yves Saint Laurent, j’ai toujours cru qu’un créateur de mode était là pour embellir les femmes, pour leur donner la liberté, pas pour être le complice de cette dictature qui impose cette chose abominable qui fait qu’on cache les femmes, qu’on leur fait vivre une vie dissimulée », a dit Pierre Bergé mercredi en direct sur Europe 1. »Dans la vie, il faut se ranger du côté de la liberté. Il faut au contraire apprendre aux femmes à se dévêtir, à se révolter, à leur apprendre à vivre comme la plupart des femmes dans le monde entier », a ajouté » le président de la Fondation Bergé/Saint Laurent.Pour Pierre Bergé, « ces créateurs qui participent à l’asservissement de la femme, devraient se poser des questions ». « D’une certaine manière, ils sont complices, tout cela pour faire du fric. Les convictions doivent passer avant l’argent », a-t-il ajouté. « Les femmes ont droit de se voiler, mais je ne vois pas pourquoi on va vers cette religion, ses habitudes, ses mœurs absolument incompatibles avec celles de la liberté qui sont les nôtres, occidentaux ». « Je vis la plupart du temps au Maroc : je ne suis pas islamophobe, vraiment pas ! », a assuré Pierre Bergé.

La ministre dénonce les grandes enseignes et déclenche une polémique

De son côté, la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol a dénoncé sur RMC le développement par certaines marques et enseignes de distribution, de vêtements adaptés aux musulmanes comme le « burkini » (maillot de bain intégral) ou le hijab (voile intégral islamique). « Lorsque des marques investissent ce marché (…) parce qu’il est lucratif, un marché pour les pays d’Europe, pas un marché pour les pays du Golfe (…), ils se mettent en retrait de leur responsabilité sociale », a-t-elle jugé sur la radio RMC.Selon la ministre, ces tenues s’associent à un phénomène de raréfaction des femmes dehors ou dans les cafés dans certains quartiers.

Alors que le journaliste lui faisait remarquer que certaines femmes « choisissent » de porter ces vêtements, la ministre a répondu: « Mais bien sûr. Il y a des femmes qui choisissent, il y avait des nègres afr…, des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ».

L’utilisation de ce terme a déclenché de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et sur internet. Interrogée par l’AFP, la ministre a reconnu une « faute de langage » sur l’emploi du mot « nègre », en soulignant qu’elle n’employait jamais ce terme « sauf quand on évoque l’esclavage et les négriers ».

La mode islamique, un créneau porteur

Le segment de la mode musulmane attise les appétits. Selon le rapport Global Islamic Economy de Reuters cité par le Figaro en janvier, la communauté musulmane mondiale a dépensé 266 milliards de dollars en vêtements et chaussures en 2013. Ces dépenses devraient atteindre les 484 milliards en 2019 et promettent d’agumenter encore, la population musulmane étant globalement jeune et en augmentation.En janvier, la marque de luxe Dolce & Gabbana a lancé une ligne de hijabs (voile classique couvrant la chevelure) et d’abayas (longues robes portées au-dessus des vêtements). Dans son communiqué, la griffe italienne soulignait que « les musulmans représentent 22% de la population mondiale, et leurs exigences vestimentaires sont trop souvent délaissées par les grandes maisons de couture et de prêt à porter européennes ». Mais les choses sont en train de changer. Ces dernières années, des marques comme Uniqlo, Mango, DKNY ou Tommy Hilfiger ont lancé des collections capsule à destination des musulmanes. L’enseigne de grands magasins britannique Marks & Spencer propose depuis peu des hidjabs ou des maillots de bains couvrant l’intégralité du corps, excepté le visage et les mains. Quant à la chaîne suédoise de prêt-à-porter H&M, elle a introduit récemment un mannequin voilé dans sa campagne de publicité internationale.

Culturebox (avec AFP)