Tout le monde savait que c’était lui ; ce n’est vraiment pas une surprise, ni une grande annonce. Le prince régnant en Saoudie maudite est un grand malade mental, un sociopathe qui n’a pas hésité à faire découper à la scie un dissident journaliste et finir par le dissoudre dans de l’acide afin de se débarrasser du corps ; tout ceci, bien sûr, réalisé dans les locaux du consulat à Istanbul. C’est ce personnage et son homologue émirati qui ont décidé de diriger le monde arabe, de déclencher des guerres ici et là et de soutenir l’entité sioniste criminelle. Tout va bien.


Le prince Mohammed ben Salman, héritier du trône saoudien, reconnaît pour la première fois porter la responsabilité du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, dans un documentaire qui sera diffusé la semaine prochaine.

« C’est arrivé sous ma direction. J’assume toute la responsabilité, parce que c’est arrivé sous ma direction », dit le prince dans ce documentaire dont la chaîne PBS a dévoilé un extrait avant sa diffusion, le 1er octobre, à la veille du premier anniversaire de la mort du journaliste saoudien.

La CIA et plusieurs pays occidentaux considèrent le prince héritier comme le commanditaire du meurtre, ce que Ryad a jusqu’ici démenti. L’assassinat a soulevé une vague d’indignation et Mohamed ben Salman n’a effectué depuis aucun déplacement aux États-Unis ni en Europe.

Après de multiples déclarations contradictoires, les autorités saoudiennes ont reconnu que Jamal Khashoggi, qui s’était exilé aux États-Unis, avait été tué et démembré par des agents saoudiens ayant agi selon elles de leur propre initiative.

Onze suspects doivent être jugés dans le cadre d’une procédure tenue secrète, mais seules quelques audiences ont eu lieu. Une commission d’enquête de l’Onu a annoncé en juin détenir des preuves de l’implication personnelle du prince héritier.


Photo d’illustration : le prince Mohammed ben Salman, héritier du trône saoudien, reconnaît pour la première fois porter la responsabilité du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, dans un documentaire qui sera diffusé la semaine prochaine. /Photo prise le 18 septembre 2019/REUTERS/Mandel Ngan

Stephen Kalin, Jean-Philippe Lefief pour le service français

Reuters

26 septembre 2019