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Il n’est pas exclu, ni impossible que toutes ces déclarations ne soient, en fait, qu’une manipulation pour déstabiliser les ennemis et les concurrents de l’Amérique. Tout est possible avec ces criminels sans foi ni loi, sauf que les faits sont ce qu’ils sont et donc n’exonèrent en aucun cas les fraudeurs.


La récente fuite de données sur les avoirs cachés de leaders politiques mondiaux, qui a provoqué une onde de choc médiatique, ne concerne curieusement aucun responsable américain.  

Les données de l’enquête en question baptisée Panama Papers, qui ont été obtenues par le journal allemand Süddeutsche Zeitung grâce à une source anonyme, proviennent du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. D’après les médias occidentaux, ce cabinet aurait créé entre 1977 et 2015 plus de 214.000 entités offshores permettant de masquer l’identité de leurs propriétaires dans 21 paradis fiscaux différents. Au total, 140 responsables politiques, dont douze chefs d’État et de gouvernement anciens ou actuels, sont cités dans les documents.

Il est quand même à souligner qu’aucun responsable américain ne figure parmi les personnes citées dans l’enquête, ce qui semble bizarre compte tenu de l’ampleur des révélations qui concernent, selon certaines informations, des individus provenant de deux centaines de pays du monde.

The United States is pure and good and incorruptible. pic.twitter.com/Xo9LEuCavF

— Adam H. Johnson (@adamjohnsonNYC) 3 апреля 2016 г.

​Dans le même temps, le projet WikiLeaks attire l’attention sur l’emplacement des banques ayant servi d’intermédiaires dans les transactions douteuses révélées dans Panama Papers:

The most important graph in the #PanamaPapers — the number of intermediaries (banks, accountants) in each country. pic.twitter.com/JHDhNlvpdk

— WikiLeaks (@wikileaks) 4 апреля 2016 г.

​L’absence de noms de citoyens US dans la liste s’explique peut-être par le fait que les Américains sont peu disposés à conserver leurs gains acquis illégalement à Panama après la conclusion en 2010 d’un accord entre les deux États qui a mis fin aux tentatives de riches Américains de trouver un refuge fiscal dans ce pays.

Cependant, il reste toujours possible que des noms américains fassent surface dans les documents de Mossack Fonseca, à condition que les États-Unis ne se trouvent pas derrière la fuite de ces informations. Il est curieux que l’individu ayant remis à la presse les données en question se présentait au Süddeutsche Zeitung comme John Doe:

If the leaker of panamapapers did introduce himself to SZ as John Doe, then probably safe to assume he’s American ? https://t.co/e2AyXjkkPl

David Osborn