Les médias français couvrent massivement la mort d’Alex Pretti à Minneapolis. Des vidéos montrent clairement sa fusillade par des agents fédéraux américains, tous le monde en parle sur les plateaux parisiens alors que ça se passe à des milliers de kilomètres.
En parallèle, El Hacen Diarra meurt en garde à vue à Paris le 14 janvier 2026. Les images d’interpellation violente existent pourtant, elles sont tout aussi spectaculaires. Les autorités évoquent un malaise cardiaque et l’accusent de fumer du cannabis (énième mensonge et faux et usage de faux en écriture publique). L’autopsie révèle une plaie à la tempe et une fracture suspecte du cartilage thyroïdien ! Pourtant cette affaire reste confinée aux médias engagés et aux réseaux militants. Elle ne devient jamais un sujet dominant national.
Le profil d’Alex Pretti – infirmier blanc soignant des vétérans – génère une empathie plus large, c’est un gentil (même si c’est le cas). La mort d’un migrant noir en France, tué après une interpellation musclée avec une autopsie accablante, intéresse beaucoup moins, voire pas du tout. La récurrence des décès en garde à vue en France banalise progressivement ces drames. Ce traitement inégal interroge sur les priorités médiatiques françaises et pose une question sur un racisme systémique évident.
Violences policières : pourquoi la mort d’Alexis Pretti aux États-Unis est plus médiatisée que celle d’El Hacen Diarra en France ? Selon @sebastianjroche, parce que ces meurtres sont présentés comme des cas isolés, et non systémiques, en France.https://t.co/qG09vJDUTc pic.twitter.com/mhvhTsIAhi
— Arrêt sur images (@arretsurimages) February 1, 2026




























