La proposition de loi déposée par deux députées socialistes pour supprimer la notion d’« attentat à la pudeur » lors de relations sexuelles librement consenties entre jeunes à partir de l’âge de 14 ans, a reçu un accueil pour le moins réservé de la part d’autres partis, mais aussi de la magistrature et des associations de jeunes et de terrain. Cette proposition de loi, déposée le 31 mars par Karine Lalieux et Karin Jiroflée (SP.A), prévoit d’abandonner la notion d’attentat à la pudeur en cas d’actes sexuels entre un mineur âgé de 14 ans ou plus et un autre mineur âgé entre 14 et 16 ans ou une personne âgée de trois ans de plus au maximum. En Belgique, la majorité sexuelle est actuellement fixée à 16 ans. En principe, les actes sexuels entre mineurs de moins de seize ans sont donc punissables, même en cas de consentement mutuel.