Parjure : comment Manuel Valls a pris ses distances avec Benoît Hamon !

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Benoît Hamon et Manuel Valls quittent le siège du Parti socialiste, à Paris, le 29 janvier 2017. (MAXPPP).


Le franc-maçon Manuel Valls démontre encore une fois qu’il n’a aucune dignité, notamment après son parjure pitoyable en ne soutenant pas B. Hamon alors qu’il avait signé un engagement officiel de soutien au vainqueur de la primaire PS ! C’est typiquement maçonnique, typiquement moderne, une signature portant le sceau de la modernité…


Perdant mais bon joueur, Manuel Valls avait promis, après la primaire du PS et de ses alliés, de soutenir le candidat socialiste. Avant de s’en éloigner, semaine après semaine.  

Manuel Valls l’avait pourtant assuré, le soir de sa défaite à la primaire de la gauche. Loyal, il avait promis de ne pas laisser tomber le Parti socialiste, et donc de soutenir le vainqueur, Benoît Hamon. Deux mois plus tard, retournement de situation. L’ancien Premier ministre ne parrainera pas le candidat PS, qu’il accuse de « sectarisme ». Franceinfo résume ce divorce en quatre actes.

1.- Valls soutiendra Hamon

Un sourire (très) forcé et quelques mots devant ses partisans pour dire que « Benoît Hamon est désormais le candidat de notre famille politique » et qu’il lui appartient « de mener à bien la belle mission du rassemblement ». Nous sommes le dimanche 29 janvier au soir, et Manuel Valls vient de perdre la primaire de la gauche. Mais, bon joueur, il est évidemment désormais aux côtés du vainqueur.

2.- Valls ne parrainera pas Hamon

Après sa cuisante défaite, Manuel Valls prend quelques jours de vacances. Son siège restera vide, le 5 février, jour de la convention d’investiture de Benoît Hamon.

Mais l’ombre de l’ancien locataire de Matignon n’est jamais très loin. Les rumeurs les plus folles circulent. On dit qu’il pourrait ne pas parrainer Benoît Hamon. Pire, qu’il serait en train de se rapprocher d’Emmanuel Macron. Le suspense prend fin, mardi 14 mars, dans une interview à Paris Match. « Je ne peux pas apporter mon parrainage à Benoît Hamon », déclare-t-il à l’hebdomadaire, à qui il confie son inquiétude de voir un Front national « très haut le soir du premier tour », d’autant que « l’affaire François Fillon a laissé des traces profondes » et que « Hamon ne suscite pas d’engouement ».

3.- Valls s’emporte contre Hamon

La nouvelle fait rapidement le tour de Solférino. Toujours mardi 14 mars, mais dans la soirée, Manuel Valls réunit 300 partisans dans une salle de l’Assemblée nationale. Là, le ton monte d’un cran. Le perdant de la primaire a des mots très durs à l’encontre de Benoît Hamon, qu’il accuse de « dérive » et de « sectarisme ». Il met donc ses troupes en garde : « Il faudra tenir le pays. Si la gauche est incapable d’être responsable, elle sortira de l’histoire », dit-il à son auditoire.

La réplique du candidat PS est immédiate. Pour lui, l’ancien Premier ministre se renie. « Moi, je ne me sens pas trahi, mais les électeurs de la primaire, peut-être. Le respect de la parole donnée, c’est important », commente Benoît Hamon. Entre les deux hommes, la fracture n’a jamais été aussi grande.

4.- Valls voit Bayrou (pas très) discrètement

Maintenant qu’il est fâché avec Benoît Hamon, Manuel Valls se cherche. D’après Le Monde, il aurait récemment rencontré François Bayrou, aujourd’hui aux côtés d’Emmanuel Macron. Les deux hommes se seraient donné rendez-vous, mercredi 15 mars, dans un café de la place de la Bastille, à Paris. Pas de quoi en faire un plat, minimise un proche de Manuel Valls, selon lequel l’ancien chef du gouvernement et le président du MoDem « se rencontrent assez souvent ».

Trop tard, les rumeurs reprennent de plus belle. D’autant que, lors de leur tête à tête, il a bien été question du candidat d’En marche !, assure Le Parisien. Mais il ne s’agissait en aucun pas de parler de « soutien », insiste un proche de Manuel Valls, interrogé par le journal. Ni d’un « ralliement » ou d’une éventuelle « participation » à un gouvernement.

France TV Info

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