Il y a tellement de choses à analyser concernant cette nouvelle loi sur l’euthanasie, c’est-à-dire la mort. Le plus important et le plus intéressant reste le fait que l’Occident moderne soit systématiquement attiré par la mort et la désacralisation du corps humain. Que ce soit l’IVG, l’euthanasie et le suicide assisté ou la GPA qui consiste à acheter un bébé, tout n’est que désacralisation.
Des professeurs de médecine et de pharmacie ont publié une tribune récemment. Ils s’inquiètent du projet de loi sur la fin de vie qui légaliserait l’euthanasie et le suicide assisté, appelé « aide active à mourir ». Ils soulignent que le serment d’Hippocrate, prêté par les médecins, interdit de « donner la mort délibérément », ce qui est incompatible avec cette loi, tout comme le serment de Galien pour les pharmaciens. Leur mission est d’enseigner une médecine éthique, axée sur la prise en charge de la douleur, la vérité adaptée au patient et le maintien de l’espoir, sans provoquer la mort. Ils s’interrogent sur l’éventualité d’enseigner des techniques pour administrer la mort (drogues, doses, organisation), ce qu’ils refusent, estimant que cela va à l’encontre de leur rôle. Ils craignent aussi que la prévention du suicide devienne impossible si un « délit d’entrave à l’aide à mourir » est instauré. Enfin, ils souhaitent préserver l’intégrité des serments d’Hippocrate et de Galien pour protéger les patients et guider les futurs soignants.
« Notre rôle est d’enseigner le soin, pas d’apprendre à donner la mort »
On peut également se poser des questions sur l’argent nécessaire à la mise en place d’une telle politique. Alors que la Sécurité sociale diminue ses remboursements, alors qu’il y a de moins en moins d’argent pour soigner les malades et s’occuper d’eux sérieusement, alors que la mortalité infantile augmente, que la dette nationale est abyssale et que le budget est gravement déséquilibré… des apprentis sorciers viennent nous affirmer que la France peut financer cette nouvelle loi qui va coûter très cher à la Sécurité sociale.
Même Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’État et haut fonctionnaire français, utilise le terme « ruse » pour critiquer le projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté, qualifiant l’« aide à mourir » d’« ultime ruse du libéralisme pour faire des économies sur l’État-providence ». C’est dire à quel point l’affaire est sérieuse.
Rôle de la franc-maçonnerie dans ce projet de loi
L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), fondée en 1980, est un acteur clé dans la promotion de l’euthanasie et du suicide assisté. Elle a des liens historiques avec la franc-maçonnerie, notamment à travers des figures comme Henri Caillavet, sénateur et membre du Grand Orient de France (GODF), qui a déposé une proposition de loi sur le « droit de vivre sa mort » en 1978 et cofondé l’ADMD. L’association, forte de 80 000 adhérents et de 6 millions d’euros collectés en quinze ans, milite depuis des décennies pour légaliser l’« aide à mourir », en parallèle d’un accès universel aux soins palliatifs.
Plusieurs obédiences, comme le Grand Orient de France (50 000 membres) et la Fédération française du Droit humain (16 000 membres), soutiennent une évolution législative vers l’euthanasie, perçue comme une « avancée humaniste » et une « ultime liberté ». Depuis les années 2010, le GODF a organisé des réflexions sur la fin de vie au sein de ses loges et de sa Commission de bioéthique, plaidant pour dépasser la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui autorise la sédation profonde mais pas l’euthanasie active. Des représentants comme Oscar Benitez (GODF) ou Amande Pichegru (Droit humain) défendent l’autonomie personnelle et la dignité, en lien avec les valeurs maçonniques de liberté et de tolérance.
La Fraternelle parlementaire (Frapar), qui regroupe environ 35 % des parlementaires selon certaines estimations, est un espace où des idées maçonniques, comme l’euthanasie, peuvent être discutées. Olivier Falorni, député et rapporteur de la proposition de loi sur l’« aide à mourir » (votée en commission en avril 2025), est membre d’honneur de l’ADMD
Le délire va tellement loin que la députée Sandrine Rousseau propose d’ouvrir l’euthanasie pour les clandestins ! Comme si les clandestins venant du Sud qui ont traversé l’Afrique et la Méditerranée, l’Asie et toute l’Europe venant de l’Est, voulaient mourir ! Elle ne se rend même pas compte que ce délire, ce paradigme mortifère est une hérésie occidentale pure qui n’effleure pas l’esprit des sans-papiers et autres migrants venus chercher une vie meilleure en Europe, certainement pas une mort assistée !
Pour finir…
Initialement destinée aux cas de souffrances physiques graves, l’euthanasie a été étendue à des cas de souffrances psychiques (dépression, démence) puis de plus en plus aux mineurs. En 2014, un rapport belge indiquait que 3 % des euthanasies concernaient des troubles psychiatriques non terminaux, ce qui a suscité des débats éthiques.
On a eu aussi des problèmes de pression sociale ou familiale qui ont fait état de patients se sentant « poussés » à choisir l’euthanasie, soit par des proches, soit par un sentiment de fardeau. Une étude de 2015 dans The Lancet notait que certains patients belges citaient la « fatigue de vivre » ou le « sentiment d’inutilité » comme motifs, souvent influencés par leur environnement social. Il faut dire que la société moderne ne peut que pousser les plus âgés, fragiles, malades… à la sortie car ils ne produisent plus rien et ne participent pas à l’effort collectif.


























