Entre 1946 et 1948, des expériences médicales non éthiques ont été menées au Guatemala par des chercheurs du Service de santé publique des États-Unis (USPHS), sous la direction du Dr John Cutler. Environ 1 500 personnes, incluant des prisonniers, des soldats, des patients psychiatriques et des travailleuses du sexe, ont été délibérément exposées à la syphilis, à la gonorrhée ou à la chancroïde, souvent sans leur consentement éclairé ! Tout cela juste après les procès de Nuremberg sur la monstruosité des expériences médicales non éthiques par les nazis ! Procès qui a été dirigé par Washington, ce qui ne l’a pas empêché de récupérer ces médecins psychopathes via la fameuse opération Paperclip.
Les détails de ces abus ont été révélés publiquement en 2010, après la découverte de documents d’archives par l’historienne Susan Reverby. En réponse, le président Barack Obama a présenté des excuses officielles au Guatemala, et une enquête a confirmé les violations éthiques graves.
Infecter délibérément des populations vulnérables (soldats, prisonniers, malades mentaux) sans consentement rappelle des pratiques associées à des programmes secrets de la CIA, comme MKUltra, qui impliquait des tests de drogues (LSD, mescaline) sur des sujets non consentants. La CIA a hérité de certaines recherches nazies via l’opération Paperclip, notamment sur les psychotropes et l’interrogatoire, ce qui pourrait suggérer un intérêt pour des expérimentations humaines extrêmes. On aimerait bien comprendre pourquoi infecter des prostituées et des soldats, les personnes qui vont justement avoir la capacité de transmettre la maladie le plus rapidement possible et le plus lointain possible !
En 2015, environ 774 victimes guatémaltèques et leurs proches (représentant environ 444 plaignants directs dans certaines étapes du procès) ont intenté une action en justice pour un montant de 1 milliard de dollars contre Johns Hopkins University, la Fondation Rockefeller et Bristol-Myers Squibb. Les plaignants soutenaient que :
- Des médecins de Johns Hopkins et de la Fondation Rockefeller ont joué un rôle dans la conception, le financement ou la supervision des expériences.
- Bristol-Myers Squibb, via ses prédécesseurs (Bristol Laboratories et Squibb Institute), a fourni la pénicilline utilisée dans les tests et aurait été complice des abus.
Pour se défendre, la fondation Rockefeller a utilisé une décision « folle » de la Cour suprême US de 2018 (Jesner v. Arab Bank Plc), qui protégeait les entreprises étrangères contre les poursuites aux États-Unis pour violations des droits humains à l’étranger ! Il est tout de même comique de nous présenter ce pays, les USA, comme le plus grand représentant de la démocratie et des droits de l’homme sur terre alors qu’ils sont exactement l’inverse et qu’ils l’ont démontré à de multiples reprises…


























