Les allégations concernant neuf députés du Rassemblement National (RN) identifiés dans un groupe Facebook aux propos racistes et antisémites, comme rapporté par Les Jours et relayé par plusieurs médias, soulèvent des questions sérieuses sur la cohérence idéologique et les positions publiques de certains membres du parti d’extrême droite. Les messages cités, tels que « Les Arabes dehors » ou « La France est dirigée par les juifs sionistes », sont clairement discriminatoires et incompatibles avec les valeurs républicaines. Ces révélations récentes ont suscité une forte controverse, d’autant plus que le RN, sous la direction de Jordan Bardella, cherche à se présenter comme un parti respectable et éloigné des dérives extrémistes.
C’est la preuve de la duplicité des élus RN se disant « philosémites » et soutiens de l’israël – en public tout en tolérant ou participant à des discours antisémites violents et complotistes en privé – touche à une critique récurrente du RN. Le parti a stratégiquement adopté un discours pro-israël pour se démarquer de son passé sulfureux et séduire un électorat plus large, tout en conservant, chez certains membres, des réflexes antisémites ou xénophobes hérités de l’histoire du Front National. Cette tension pourrait refléter une fracture entre l’image publique modernisée du RN et les convictions de certains de ses cadres ou sympathisants.
Marriage RN/Sionisme est une fumisterie
En conclusion, ces révélations alimentent le soupçon d’une hypocrisie chez certains élus RN, où un soutien affiché à l’israël coexisterait avec des sympathies antisémites. Sans preuves directes que ces neuf députés ont eux-mêmes tenu ces propos, il est prématuré de les qualifier tous d’« antisémites ». Toutefois, leur association à un tel groupe, même passive, est problématique et renforce les critiques sur la sincérité de la « dédiabolisation » du RN.
On attend avec impatience les commentaires de Zemmour, Goldnadel, Pascal Praud et autres laquais sionistes de la sphère Bolloré qui ont passé ces dernières années à faire croire que le parti de MLP/Bardella était un parti respectable et soutien de Tel-Aviv. Cet attelage hasardeux ne pouvait pas durer longtemps car il est historiquement faux et d’une rare hypocrisie. Il suffit de creuser deux minutes pour démontrer la supercherie quelle que soit la propagande.
Jusqu’à ce que Les Jours mettent leur nez dans le groupe Facebook privé « La France avec Jordan Bardella », ses quelque 11 500 membres étaient invités à chanter les louanges du président du Rassemblement national (RN), à commenter les actualités du parti et, surtout, à la retenue. Jusqu’à la semaine dernière, ce groupe était géré par plusieurs cadres, ex-candidats et collaborateurs parlementaires de la formation lepéniste. Pour l’intégrer, il fallait simplement indiquer si l’on était adhérent du parti d’extrême droite ou non. Une fois à l’intérieur, les règles paraissaient claires : « Il est formellement interdit de harceler les membres du groupe, de discriminer les opposants politiques et journalistes sur leur origine, couleur, religion, orientation sexuelle, apparence physique. Tout membre se donnant [sic] à de la discrimination sera sanctionné. »
Sauf que la stricte modération annoncée était à géométrie très variable. Si les partisans d’Éric Zemmour s’en voyaient, par exemple, quasi systématiquement exfiltrés lorsqu’ils proposaient l’union des droites, les appels à la haine et à la violence, les propos antisémites, homophobes, islamophobes et racistes étaient, eux, nettement moins régulés…



























