Le Centaure, c’est ce blindé neuf de la gendarmerie française, un vrai monstre polyvalent pour tout terrain. D’abord, ses spécificités techniques : il mesure 7.24 mètres de long, 2.5 mètres de large, 3.82 mètres de haut, pèse 14.5 tonnes. Moteur six cylindres, deux cent quarante kilowatts – soit 330 chevaux –, vitesse max 100 km/h, autonomie 500 km, pente franchissable 40%. Blindage STANAG niveau deux, résiste aux balles 7.62 mm, mines et éclats ; il protège bien contre les menaces courantes. Équipage : trois opérateurs plus sept passagers, soit dix au total, avec vision à trois cent soixante degrés, infra-rouge longue portée 3 à 9 km, même de nuit. Armement : mitrailleuse téléopérée 7.62 mm capable de tirer 1000 coups/minute (!!!), lance-grenades pour gaz lacrymogène ou balles en caoutchouc, tourelle remote pour rester en sécurité. Il a des caméras, sirènes incapacitantes, et peut pulvériser de l’eau ou des gaz. Conçu par Soframe, dérivé d’un véhicule d’infanterie, financé par le plan de relance en 2021.
La gendarmerie en a commandé 90 unités au total. Dépenses : 800.000 euros pièce, incluant maintenance, soit environ 70 millions pour la flotte entière. Les livraisons ont commencé en 2022, fin en 2025 ; déjà déployés au GIGN, escadrons mobiles, Versailles-Satory, et utilisés lors des émeutes de juin. Le Centaure remplace les vieux VBRG des années soixante-dix, plus mobiles et modernes.
Mais est-ce normal, cette force spectaculaire ? Cent quatre-vingt mille kilos de métal armé contre des civils désarmés, ça sent la sur-réaction. La Cour des comptes doute même de son utilité, vu le prix – est-ce pour intimider plus que protéger ? Tout démocrate sérieux trouve ça totalement disproportionné pour des grèves ou manifs ; ça renforce l’appareil répressif. L’État minoritaire se cramponne par la force brute, pas par dialogue ; c’est excessif pour l’ordre public quotidien.
Mais pas de panique, pas d’inquiétude, la gendarmerie dit que c’est pour « protéger les Français » mais de qui ! Mais pour les catastrophes naturelles – Canadairs… – ou l’hôpital public pour sauver des vies au quotidien, il n’y plus d’argent dans les caisses !



























