Le tribunal a prononcé, ce 25 septembre 2025, des peines lourdes dans l’affaire libyenne. Nicolas Sarkozy écope de 5 ans de prison pour corruption et « association de malfaiteurs ». La présidente le désigne comme l’organisateur d’un système visant à corrompre au plus haut niveau. Un mandat de dépôt différé l’attend, ainsi qu’une amende de 100 000 euros. En outre, une inéligibilité de cinq ans, exécutoire immédiatement, frappe l’ancien président. Une véritable vengeance d’outre-tombe de la part de Kadhafi…
Claude Guéant, proche de Sarkozy, reçoit 6 ans de prison et 250 000 euros d’amende. Le tribunal reproche son rôle dans des financements illégaux via Alexandre Djouhri. Cependant, son état de santé écarte un emprisonnement immédiat.
Brice Hortefeux, quant à lui, écope de 2 ans de prison et 50 000 euros d’amende. Son rôle, bien que décisif, reste limité selon le jugement.
« Vous en avez assez de cette bande de racaillles ? On va vous en débarrasser » dixit Nicolas Sarkozy, Argenteuil, 26 octobre 2005.
Alexandre Djouhri, figure clé, prend 6 ans de prison et trois millions d’euros d’amende. Wahib Nacer, banquier impliqué, écope de 4 ans et deux millions d’euros. Par ailleurs, Khalid Bugshan et Bachir Saleh reçoivent chacun 5 ans de prison. Saleh, absent, fait l’objet d’un mandat d’arrêt.
Sur le plan civil, Anticor, Transparency International et Sherpa obtiennent 30 000 euros de dommages chacune. Cette affaire marque un tournant judiciaire en France. Les preuves, incluant les carnets de Choukri Ghanem, confirment des versements libyens suspects. En conclusion, ce verdict souligne la gravité des faits reprochés à l’ancien président.


























