Cette déclaration de Guillaume Denoix de Saint-Marc à la fois compréhensible et emblématique des tensions qui entourent l’affaire Sarkozy. D’un côté, elle reflète une frustration légitime des victimes et de leurs familles, qui ont attendu des décennies pour une forme de justice après l’attentat du DC-10 d’UTA en 1989 – un drame qui a coûté 170 vies, dont 50 françaises. Ces familles se sont constituées partie civile dans le procès pour corruption, estimant que des fonds d’indemnisation (comme les 30 millions d’euros versés par la Libye en 2012 sous la présidence Sarkozy) ont été mal gérés ou détournés dans un contexte de financement illégal de campagne.
Accuser le « clan Sarkozy » de « déni » sur la gravité des faits, c’est pointer du doigt une stratégie de défense classique en politique : minimiser les accusations pour préserver l’image d’un leader incontesté.
D’un autre côté, ce « déni » n’est pas surprenant dans un climat polarisé comme celui de la France actuelle. Sarkozy et ses soutiens ont toujours présenté ces condamnations comme une « chasse aux sorcières » judiciaire, influencée par des motifs politiques, un véritable « complot« . Ce sont pourtant des charges très graves qui érodent la confiance dans la démocratie.
D’autant que nier l’autorité de la chose jugée mine les fondements de l’État de droit, en invitant à une justice à géométrie variable selon les puissants. Dans l’affaire Sarkozy, ce déni du « clan » risque de transformer la condamnation en simple opinion politique, au détriment des victimes et de la transparence. C’est un mépris de la démocratie, où l’appel existe, mais pas le rejet a priori des jugements. Sans respect des arrêts, on ouvre la porte au chaos.
Tout à fait +1 pic.twitter.com/BO7P51bzQc
— Jonas Van der Poel (@der_poel) October 22, 2025
Autre témoignage des familles des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA :
🗣️ »Nicolas Sarkozy n’est pas une victime », réagit Danièle Klein.
Son frère fait partie des 54 Français morts dans l’attentat contre l’avion DC10 en 1989, commandité par Abdallah Senoussi, le beau-frère de Mouammar Kadhafi, avec qui, selon la justice, Nicolas Sarkozy a scellé un… pic.twitter.com/wpjcRVPpaU
— franceinfo (@franceinfo) October 22, 2025


























