Le 15 mars 2026, jour du premier tour des municipales, le maire de Boisseuil en Haute-Vienne n’était pas là pour fêter sa réélection. Normal — il est sous contrôle judiciaire, assigné à résidence à Bordeaux, mis en examen pour viols sur quatre anciennes compagnes. Sa campagne se résumait à un photomontage sur affiche. Résultat : 51,6% des voix, réélu dès le premier tour avec 885 voix contre 830 pour son adversaire. La démocratie locale française a un sérieux problème sans oublier la santé mentale de certains décérébrés.
Les faits sont documentés et graves. Au printemps 2025, son ex-compagne le signale à la police. Le matériel informatique saisi permet d’identifier d’autres victimes. Quatre femmes portent plainte pour viols. En décembre 2025, Janicot est mis en examen et placé en détention provisoire — d’abord à Poitiers, puis transféré à Mauzac en Dordogne. Libéré sous contrôle judiciaire, il n’a le droit de revenir dans sa commune que pour les conseils municipaux, escorté par des gendarmes.
La situation est ubuesque et révoltante pour les victimes. Un homme mis en examen pour viols, assigné à résidence à 200 kilomètres, incapable de gérer sa propre commune au quotidien, va percevoir des indemnités d’élu financées par les contribuables locaux. Son opposante Amandine Coiraud résume parfaitement : « On a réussi à élire un maire qui n’est pas là, qui n’est pas sur le territoire, et qui touchera des indemnités à 200 kilomètres de distance. »
Ce cas n’est malheureusement pas isolé. D’autres maires mis en examen pour viols, proxénétisme ou violences sexuelles ont été réélus le même jour dans d’autres communes françaises. La loi française n’interdit pas à un élu mis en examen de se présenter — seulement une condamnation définitive entraîne l’inéligibilité. Les victimes attendent des années avant un jugement. Les agresseurs présumés continuent d’exercer le pouvoir.
Vive la République.
































