Les 100 premières heures du conflit ont coûté 3,7 milliards de dollars. Le déploiement naval préalable — repositionnement de plus d’une douzaine de navires et 100 avions — avait déjà coûté 630 millions avant qu’une seule bombe tombe. Vingt jours plus tard, le Pentagone réclame 200 milliards de dollars supplémentaires au Congrès pour financer la guerre en Iran ! Le ministre iranien des Affaires étrangères Araghchi l’a dit sans détour : c’est « la taxe israël d’abord » qui va frapper l’économie américaine.
À ce rythme de dépenses, les 200 milliards ne financeraient la guerre que 100 à 200 jours supplémentaires. Ce n’est pas une guerre éclair. C’est un gouffre financier sans fond. Hegseth a répondu aux questions sur ce chiffre avec une formule mémorable : « Il faut de l’argent pour tuer les méchants. » utilisant un terme d’une rare stupidité et d’une immaturité du niveau hollywoodien !
Le Congrès résiste. La plupart des démocrates rejettent la demande et exigent des objectifs militaires clairs. Même chez les républicains, les « faucons fiscaux » rechignent à valider une dépense aussi colossale sans garanties. Faut-il rappeler que les USA sont noyés par une dette de près de 40.000 milliards de dollars ! On se demande bien d’où viendraient ces 200 milliards ?! Sans oublier l’état catastrophique des USA dans de nombreux domaines !
Pendant ce temps, le Qatar a dû stopper toute production de GNL après les frappes iraniennes sur Ras Laffan, provoquant une flambée des prix mondiale. L’Europe paie à la pompe et sur sa facture de gaz ce que les actionnaires de Raytheon encaissent en dividendes.
Le ministre Araghchi a résumé parfaitement la situation depuis Téhéran : « Nous n’en sommes qu’à trois semaines de cette guerre de choix, imposée aux Iraniens comme aux Américains. Ces 200 milliards ne sont que la partie visible de l’iceberg. » Une guerre déclenchée sans mandat du Congrès, sans menace réelle documentée — la porte-parole de Trump l’avait elle-même admis — et dont la facture finale se chiffrera en milliers de milliards comme toujours.



























