Arno Klarsfeld vient de recevoir une sanction symbolique malgré des propos tenus, d’une grave violence, sur CNEWS. Le Conseil d’État lui a infligé un simple blâme, à vrai dire pas grand chose. Tout cela après son appel choc aux « grandes rafles » contre les OQTF sur CNEWS le 24 janvier. Le juriste avait réclamé des opérations musclées contre les étrangers en situation irrégulière. Il assumait même de possibles injustices. Ces propos ont déclenché une procédure disciplinaire pour manquement à la déontologie.
Pourtant, la sanction reste extrêmement légère. Un blâme ne change rien à sa position au Conseil d’État car il y reste salarié. Beaucoup de gens jugent cette réponse totalement insuffisante au vu de la gravité des déclarations.
De surcroît, le mot « rafles » renvoie à une histoire douloureuse en France. Arno Klarsfeld, membre d’une institution prestigieuse, aurait dû faire preuve de plus de réserve. Cette indulgence interroge sur les règles appliquées aux hauts magistrats.
Ce scandale met en lumière un deux poids deux mesures. La clémence du Conseil d’État choque alors que l’on peut tous imaginer quel sort aurait été réservé à Mohamed Diallo si ce dernier avait tenu le même type de propos envers la communauté juive par exemple… Il serait déjà en prison avec une très lourde amende et l’impossibilité de retravailler en France pour l’éternité.
































