Les prix à la pompe flambent. L’essence et le diesel dépassent souvent les 2 euros le litre. Pourtant, l’État perçoit un surplus de recettes fiscales grâce à cette hausse. La taxe calculée sur un prix plus élevé, rapporte des dizaines de millions d’euros supplémentaires chaque mois.
Selon plusieurs estimations, ce surplus atteindrait entre 2 et 3 milliards d’euros depuis le début de la crise. Des voix réclament que cet argent soit immédiatement rendu aux Français sous forme de baisse de taxes. Mais le gouvernement refuse. Pire, il affirme que les caisses sont vides et qu’il faut faire des économies.
Cette situation révèle une hypocrisie flagrante. Quand les carburants augmentent, l’État gagne via la TVA, TICPE… Quand la consommation baisse à cause des prix trop élevés, il se plaint d’un manque de recettes. Résultat : les Français, surtout les ruraux, artisans et gros rouleurs, paient plus cher sans jamais récupérer le surplus.
Le même mécanisme existe avec la TVA sur de nombreux produits. L’inflation fait gonfler les rentrées fiscales, mais cet argent ne profite pas aux ménages. Il finance d’autres dépenses ou disparaît dans le trou magique du budget et encore plus fou de la dette.
Les automobilistes subissent une double peine : ils souffrent de la hausse des prix et financent indirectement l’État sans compensation. Une véritable TICPE flottante ou une baisse temporaire des taxes permettrait de soulager le pouvoir d’achat. Mais pour l’instant, l’État préfère garder l’argent plutôt que de le rendre à ceux qui en ont vraiment besoin. On vous laisse imaginer les dégâts sur les travailleurs qui roulent beaucoup pour aller travailler. Sans oublier les grands consommateurs de diesel : pêcheurs, agriculteurs… : ils sont morts !



























