Robert Kagan, néoconservateur pur jus et plume star de The Atlantic, signe cet édito explosif. Ce penseur influent, farouche adversaire de Trump depuis des années, hurle à la défaite historique. Son analyse fait mal, elle repose sur des faits pourtant concrets et vérifiables par tous : contrôle d’Ormuz, ripostes iraniennes, recul américain… Pourtant, beaucoup le voient comme un va-t-en-guerre recyclé. Sa légitimité divise.
L’Amérique a tout donné : 37 jours de bombardements massifs historiques ; des dirigeants iraniens tués ; l’armée de Téhéran en miettes… Pourtant, c’est l’Iran qui sort vainqueur. Il tient désormais le détroit d’Ormuz d’une main de fer. Un seul geste et le monde manque de pétrole. Trump a dû stopper net les frappes. Pourquoi ? Parce que l’Iran ripostait sur les installations énergétiques du Golfe. Un coup sur le Qatar a suffi à tout bloquer.
Tel-Aviv porte une lourde part de cette débandade. L’entité sioniste a multiplié les frappes provocatrices sur les sites nucléaires et les ports iraniens. Netanyahou voulait détruire le régime à tout prix. Il a entraîné Washington dans une escalade incontrôlable. Sans ces opérations israéliennes, Trump n’aurait jamais lancé une guerre aussi risquée. Résultat : les États-Unis paient aujourd’hui les pots cassés pendant que Tel-Aviv observe de loin tout en poussant Washington à repartir en guerre.
Aujourd’hui, l’Iran tient bon malgré le blocus américain. Il taxe le passage des tankers et dicte ses conditions. Les pays du Golfe commencent déjà à négocier avec lui ; la Chine et la Russie se frottent les mains. L’hégémonie américaine au Moyen-Orient s’effondre sous nos yeux et pas seulement au Moyen-Orient.
Ce scandale révèle une réalité brutale : Trump voulait une victoire rapide, il se retrouve coincé. L’Amérique paie cher son arrogance et celle de son allié israélien. Le monde bascule sous nos yeux et personne ne sait comment en sortir.
































