Le verdict est tombé vendredi et il fait déjà grand bruit dans tout le milieu culturel putride parisien. Dominique Boutonnat, ancien président du Centre national du cinéma, vient d’être relaxé en appel. Pourtant, l’homme avait lui-même reconnu certains faits troublants, voire dégueulasses, devant la justice. Il admettait avoir photographié son filleul alcoolisé nu à la sortie d’une piscine. Il reconnaissait aussi des baisers échangés dans la chambre du jeune homme, en Grèce, en présence également de ses parents-amis. Sa défense reposait sur un argument bien précis et insupportable : ces gestes auraient été initiés et consentis par le filleul.
C’est d’autant plus grave qu’il s’agit de son filleul ! On est dans une glauque histoire de quasi inceste ! Il faut rappeler que les parents du jeune homme ont cessé tout lien avec leur ami ce qui en dit long sur la gravité des faits !
En première instance pourtant, le tribunal de Nanterre n’avait pas retenu cette version. Trois ans de prison avaient été prononcés, dont un an ferme. La cour d’appel de Versailles en a décidé curieusement autrement cette fois-ci. Selon la présidente de la juridiction, la culpabilité n’était « pas établie » avec certitude. Les juges ont pointé des contradictions dans les déclarations du plaignant ! Une décision qui relance immédiatement le débat sur le traitement judiciaire des violences sexuelles en France.

Dominique Boutonnat a pourtant reconnu les faits
Il a pourtant reconnu les faits qui sont déjà gravissimes vu son statut de parrain, la différence d’âge ainsi que le prestige de sa position sociale !
Le contexte rend cette affaire particulièrement sensible pour l’opinion publique. Nommé à la tête du CNC en 2019, Boutonnat supervisait justement la prévention des violences sexuelles dans le cinéma. Sa mise en examen en 2021 n’avait d’ailleurs pas empêché sa reconduction au poste, un an plus tard. Plusieurs syndicats et associations féministes avaient alors dénoncé ce maintien controversé.
Aujourd’hui, la relaxe ravive toutes ces tensions accumulées depuis six ans de procédure. On y voit un signal préoccupant envers les victimes de ce type d’agression : vous êtes de possibles aguicheurs et demandeurs ! Rien ne change in fine…
Reste à savoir si le plaignant ira jusqu’en cassation ? Affaire à suivre…






























