Une enquête conjointe de Complément d’enquête et Le Nouvel Obs révèle que Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture, aurait perçu 299 000 € d’« honoraires » non déclarés de GDF Suez (devenu Engie) en 2010-2011 alors qu’elle était eurodéputée et avocate. Ces documents, issus d’un cabinet d’avocats liquidé en 2019, montrent deux virements de 149 500 € chacun, mentionnés comme « Dati honoraires GDF Suez », coïncidant avec des prises de position pro-gaz au Parlement européen. Dati nie tout lien contractuel avec GDF Suez et tout conflit d’intérêts, ses avocats affirmant qu’elle n’a jamais été leur avocate. Cette affaire n’est pas encore judiciarisée, contrairement à celle de Carlos Ghosn où elle est mise en examen pour corruption passive. Si ces honoraires n’étaient pas déclarés, cela pourrait constituer une violation éthique grave, mais pas nécessairement de la corruption au sens juridique sans preuve d’un avantage indu explicite. Les soupçons de lobbying persistent, relancés par ces révélations.
Malgré les nombreuses affaires aux fesses de Dati en plus de celle-ci, on imagine qu’Emmanuel macron va la garder à son poste de ministre de la Culture comme si de rien n’était. Démonstration supplémentaire de l’effondrement de l’Etat en France et de l’ atteinte à la moralité publique.



























