penelope
L’épouse de François Fillon, Penelope Fillon, le 23 mars 2017 dans les studios de « L’emission politique » sur France 2 à Paris (AFP/Thomas SAMSON).

C’est très simple de prouver qu’elle a travaillé comme assistante parlementaire, la presse locale doit avoir des dizaines d’articles sur son mari et donc elle-même, ce dont nous doutons bien sûr puisqu’elle l’a dit elle même, qu’elle n’a jamais travaillé avec son mari et pour lui, dans le cadre de sa députation.


Cinq hebdomadaires ont reçu mardi une réquisition leur demandant de fouiller leurs archives en quête d’articles montrant la participation de Penelope Fillon à des événements locaux.

La justice continue de chercher des traces du travail de Penelope Fillon. Plusieurs hebdomadaires de la Sarthe du groupe Publihebdos ont reçu une réquisition leur demandant des archives prouvant la présence de l’épouse du candidat des Républicains à la présidentielle sur le terrain, dans l’affaire de ses possibles emplois fictifs, a-t-on appris mardi auprès du site Actu.fr, édité par le groupe.

Le courrier, envoyé par le cabinet du juge Serge Tournaire, chargé de l’instruction au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, a été envoyé à cinq hebdomadaires de la Sarthe, de l’Orne et de l’Eure-et-Loir: «L’Action Républicaine», « Le Perche », « Les Nouvelles de Sablé », « L’Orne Hebdo » et « Le Petit Courrier-L’Écho de la Vallée du Loir ».


Voir l'image sur Twitter


La justice réclame aux journaux des preuves de la présence de Penelope sur le terrain https://actu.fr/?p=861576  via @actufr_officiel


La justice demande aux journaux de lui fournir « tout article publié évoquant Mme Penelope Fillon et notamment tout article relatant sa participation à des événements locaux (inaugurations, cérémonies officielles, visites d’hôpitaux, de maisons de retraite, vernissages, concours divers, etc) publié entre 1998 et 2016 », explique Samuel Quignon, rédacteur en chef du « Petit Courrier-L’Echo de la Vallée du Loir ».

Prouver sa présence sur le terrain

Penelope Fillon a été mise en examen le 28 mars pour « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de biens sociaux » et « recel d’escroquerie aggravée ». Elle est soupçonnée d’avoir bénéficié, avec deux de ses enfants, d’emplois fictifs à l’Assemblée nationale dans une période s’étalant de 1986 à 2013, notamment pour assister son mari, rémunérés par de l’argent public.


VIDEO. François Fillon appelle à voter Emmanuel Macron


Les juges cherchent à présent à savoir si des archives de journaux peuvent prouver sa présence sur le terrain sarthois, dans la circonscription de son mari puis de Marc Joulaud, l’ex-suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, également mis en examen pour détournement de fonds publics.

François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour «détournement de fonds publics», « recel et complicité d’abus de biens sociaux » et « manquement aux […]


RB – Le Parisien/AFP