ayari_évolution_version
L’écrivaine et ex-salafiste Henda Ayari en octobre 2017 à Paris. (MAXPPP)

Il est pour nous clairement inconcevable pour une plaignante de déposer une plainte pour « viol » en se trompant de lieu et de date à ce point. Nous l’avons dit depuis le début (cf. vidéo ci-dessous), le témoignage de Mme Henda Ayari est très léger et risque de faire pschiiit ! Le profil psychologique de cette dame est extrêmement fragile puisqu’on l’a vu passer d’un extrême à l’autre, c’est-à-dire de la salafiste la plus rigoriste à l’extrémiste laïciste intégriste ! D’autant que les innombrables articles de presse où on la voit souriante ne donne pas du tout l’impression que l’on ait affaire à une victime de viol ! Ajoutons à cela l’utilisation de ces tribunes médiatiques pour sortir un livre, certainement écrit par d’autres, afin de ne pas dire grand-chose si ce n’est encore une fois diffamer et insulter les musulmans.

Laissons la justice faire son travail, laissons l’enquête aller jusqu’au bout et séparer le bon grain de l’ivraie. Ceci évidemment ne remet absolument pas en cause les autres témoignages des plaignantes – aussi bien françaises, belge, américaine ou suisses –  qui n’ont strictement rien à voir avec cette dame.



Réentendue la semaine dernière par les enquêteurs, Henda Ayari décrit toujours un viol, mais il ne se serait plus passé à la date ni à l’endroit qu’elle avait indiqué au départ, révèle mardi franceinfo.  

Une semaine après que les juges ont rejeté la demande de remise en liberté du théologien musulman Tariq Ramadan accusé de viols, la première plaignante fait évoluer sa version des faits par rapport à ses premières accusations à l’automne, révèle franceinfo mardi 29 mai.

L’ancienne salafiste, devenue militante féministe, Henda Ayari, 41 ans, a été réentendue la semaine dernière par les juges. Elle décrit toujours un viol dans des conditions terribles, mais il ne se serait plus déroulé à la date ni à l’endroit qu’elle avait indiqué dans sa plainte initiale.


Affaire Tariq Ramadan : les derniers développements avec Mathilde Lemaire : 


Henda Ayari et Tariq Ramadan sont d’accord sur une seule chose : ils ne se sont rencontrés qu’une fois. Pour le théologien c’était bref et sans rapprochement particulier au parc des expositions du Bourget, après une de ses conférences. Pour Henda Ayari – la première des trois femmes à avoir porté plainte pour viol en France contre l’islamologue – c’était un soir dans un hôtel parisien et cela a tourné au viol avec gifle, morsure, crachat et étranglement, a-t-elle précisé la semaine dernière aux juges. Mais, si dans sa plainte d’octobre 2017, elle datait les faits à fin mars-début avril 2012 et les situait à l’hôtel Holiday Inn de la gare de l’Est, elle a fait évoluer la semaine dernière sa version des faits.

Le Crown Plaza et non plus l’Holiday Inn

Après avoir fouillé longuement dans ses notes, agendas, répertoires, relevés de comptes et talons de chèques de l’époque, elle évoque finalement plutôt un viol le 26 mai 2012, deux mois après la date d’abord énoncée. De plus, elle le situe désormais à l’hôtel Crown Plaza, place de la République, dans le 11e arrondissement de la capitale. Une inconstance dans ses déclarations qui irrite l’avocat de Tariq Ramadan. « Quand on a été violée, on se souvient généralement du lieu ! », s’insurge Me Emmanuel Marsigny, qui a repris la défense de l’islamologue il y a près de deux mois après que le théologien musulman, assurée auparavant par Me Yassine Bouzrou.

Henda Ayari sort un deuxième livre

« On change d’hôtel, on change de date, bientôt on changera aussi d’auteur des faits, s’agace Me Marsigny. Tout ceci n’est pas sérieux. Ce qui est dramatique, c’est que mon client est maintenu en détention au motif précisément que des vérifications auraient été faites pour crédibiliser les accusations. »


France TV Info