Premièrement, il semble logique qu’une autopsie toxicologique soit réalisée afin de savoir si le chef d’état-major n’a pas été empoisonné, d’autant qu’il s’agit d’une dictature habituée aux coups d’États et aux empoisonnements. Deuxièmement, il est vrai qu’une personne de son âge et de sa corpulence n’aurait jamais dû subir 10 mois de pression populaire aussi forte, c’est très mauvais pour le cœur comme n’importe quel médecin pourrait le confirmer. Troisièmement, le décès de Gaïd Salah ne fait que rappeler aux mortels que nous sommes, que rien n’est éternel, dawamou elhal mina elmouhal. Enfin, il est triste de constater pour l’être humain Gaïd Salah qu’il est entré dans la poubelle de l’Histoire et que le peuple algérien se souviendra longtemps de ses insultes et provocations régulières lors de ses innombrables discours ponctuant le Hirak depuis le 22 février dernier. On imagine aussi que ses enfants sont en panique étant donné le nombre affolant d’affaires scabreuses dans lesquelles ils pataugent ; c’est clairement la fin d’un règne.

Les chancelleries occidentales doivent être en panique depuis trois heures du matin, MBZ également. Il va se passer un grand nombre d’événements et de changements les prochains jours en Algérie. Il faut que le peuple continue sa révolution pacifique avec détermination car il serait dommage et complètement suicidaire qu’il rate ce rendez-vous avec la Providence.


Le général Ahmed Gaïd Salah, puissant chef d’état-major de l’armée en Algérie, est mort, lundi 23 décembre, selon l’agence Algérie Presse Service, qui cite un communiqué de la présidence de la République. Vice-ministre de la Défense nationale, il a succombé « à une crise cardiaque à l’âge de 79 ans », précise Algérie Presse Service. La télévision publique a également annoncé la mort de cet homme, pilier du régime depuis 1962, mais sans en donner les causes dans l’immédiat.

Le général a assumé ouvertement la réalité du pouvoir, jusqu’à l’élection le 12 décembre d’Abdelmadjid Tebboune comme nouveau chef de l’Etat. Visage fermé sous son képi, Ahmed Gaïd Salah est l’un des hommes les plus puissants d’Algérie, l’une des boussoles les plus scrutées depuis le début de la contestation. Il doit toute son ascension à Abdelaziz Bouteflika qui l’a nommé à ce poste et a fait de lui son « grognard », son rempart au sein d’une armée dont l’ancien président a cherché, tout au long de…