Chercheur en génétique, Alexandra Henrion-Caude, permet, à travers cet exposé d’une grande clarté, de toucher du doigt les dérives qui peuvent découler de la loi de bioéthique, dont elle assimile le vote à l’ouverture de la boîte de Pandore. Bienvenue à Gattaca lance-t-elle en référence au film américain d’anticipation et de science-fiction réalisé par Andrew Niccol, sorti en 1997.

Elle rappelle aux femmes que la prise en charge d’une PMA consiste en un traitement hormonal de choc équivalent au total des cycles menstruels d’une année avec tous les effets délétères qui peuvent en découler alors que les résultats attendus ( à peine 15% de chance de grossesse) peuvent être atteints en ayant des rapports tous les 3 jours. Elle attire également l’attention sur l’infertilité future des enfants nés de la PMA. Bien sûr l’alerte a été donnée sur une autre dérive, la GPA ou grossesse pour autrui qui consiste en une marchandisation du corps humain. Alexandra Henrion-Caude cite à ce propos Sylviane Agacinski qui disait : « on n’a encore jamais vu une femme riche porter un enfant pour un couple commanditaire plus pauvre.»

Elle lance également un avertissement sur le danger encouru de consanguinité puisque il a été donné de voir plus de cent enfants nés d’un seul donneur !

Il est important de savoir que 75% des enfants de moins de 18 ans vivent au sein des 18 millions de familles françaises avec leurs deux parents.

Alexandra Henrion-Caude lance un appel solennel aux députés en leur demandant de se référer notamment à la Convention internationale du droit de l’enfant et au Code de Nuremberg auxquels la France est liée, en souhaitant qu’un sursaut de conscience puisse en naître.

Le gouvernement qui a donc choisi de légiférer au lieu de rassembler les Français en ne tenant aucun compte de leur voix, doit prendre la mesure de sa responsabilité devant les hommes et l’histoire, conclut-elle.


Publiée le 23 juin 2020

Alexandra Henrion-Caude : généticienne, chercheur



2000 Lyonnais se sont réunis place Bellecour le 12 septembre 2019 à l’initiative de l’association Cosette et Gavroche pour dire non à l’extension de la PMA.


CosetteetGavroche