Arno Klarsfeld déclenche une violente polémique après ses propos tenus sur CNews. Le pseudo avocat a suggéré des opérations massives contre les étrangers en situation irrégulière. Il s’est inspiré des méthodes de l’ICE américaine sous Donald Trump.
Un parallèle choquant avec les États-Unis
Sur le plateau de CNews samedi, Klarsfeld évoquait le viol d’une nonagénaire à Nice. Le suspect tunisien arrêté était sous obligation de quitter le territoire français. L’avocat a alors proposé d’organiser de grandes rafles pour appréhender les sans-papiers. Il citait en exemple la politique migratoire dure menée par Trump aux États-Unis.
Klarsfeld a reconnu que de telles opérations engendreraient des injustices. Il a même mentionné les erreurs commises par les forces américaines.
Un héritage familial qui amplifie la controverse
Le choix du terme rafle résonne douloureusement dans l’histoire familiale des Klarsfeld. En 1943, lors d’une rafle de la Gestapo à Nice, le père de Serge Klarsfeld s’était sacrifié. Il avait caché sa famille avant d’être déporté à Auschwitz. Beate et Serge Klarsfeld ont consacré leur vie à traquer les criminels nazis.
Cette histoire rend les propos d’Arno particulièrement problématiques aux yeux de nombreux observateurs. Comment le fils de « chasseurs de nazis » peut-il évoquer de telles méthodes ?
Les réactions politiques ne se font pas attendre
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a exprimé son incrédulité sur X. La cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, s’est interrogée sur la dérive du pays. Le député Thomas Portes a annoncé saisir l’Arcom et la procureure de Paris.
Plusieurs associations envisagent des poursuites judiciaires contre l’avocat. Le débat divise profondément l’opinion publique française. Les défenseurs de Klarsfeld évoquent la nécessité d’une politique migratoire plus ferme oui mais à quel prix et sous quelle forme ?
Seulement 7,7 % des OQTF ont été effectivement menées à terme en 2023. Cette statistique alimente les arguments de ceux qui réclament plus de fermeté. Toutefois, l’emploi du mot « rafle » reste inacceptable pour beaucoup de Français.
L’affaire illustre les tensions croissantes autour de la question migratoire en France et leur politisation extrême sur les plateaux de l’extrême droite de CNEWS.


































