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Assad s’en prend à Paris, l’accuse de « soutien au terrorisme » © SANA/AFP / HO

Nous n’avons jamais été des supporters de Bachar al-Assad, ni de Kadhafi d’ailleurs, mais nous ne pouvons que lui donner raison lorsqu’il affirme que la France a soutenu le terrorisme en Syrie ; ceci est un fait avéré, prouvé par de nombreux rapports internationaux. Les mouvements armés qui ont détruit la Syrie ne sont pas nés d’une génération spontanée et n’ont pas prospéré par magie. Ces mercenaires ont été formés, entraînés, équipés et armés par les armées occidentales dont la France fait partie et personne n’oublie ici les déclarations de Laurent Fabius concernant Jabhat al Nosra qui faisait, selon lui, du très bon boulot sur le terrain.

Le franc-maçon Le Drian, accessoirement ministre français de la défense, a beau faire le mariole en faisant le moralisateur, mais ses gesticulations n’impressionnent plus personne. Il n’est d’ailleurs pas impossible que Bachar Al Assad dépose plainte contre eux au niveau de la cour pénale internationale, même si cette institution fantoche est elle aussi une belle mascarade.


Fabius-Nosra


Le président syrien Bachar al-Assad s’en est pris violemment lundi à la France, l’accusant de « soutien au terrorisme » et estimant qu’elle n’avait « pas le droit de parler de paix » en Syrie.

Sa diatribe intervient quelques jours après des déclarations de Paris accusant le régime de Damas d’avoir fait « obstruction » aux dernières négociations à Genève, qui ont échoué.

« La France a été le porte-étendard du soutien au terrorisme en Syrie dès les premiers jours » du conflit, a estimé M. Assad, en référence au soutien apporté par Paris aux rebelles qui luttent contre son régime depuis 2011.

« Elle n’est pas en position de donner une évaluation d’une conférence de paix », a-t-il déclaré à des journalistes, après avoir reçu à Damas une délégation de responsables et d’hommes d’affaires russes.

« Celui qui soutient le terrorisme n’a pas le droit de parler de paix et n’a même pas le droit de s’ingérer dans les affaires syriennes », a-t-il précisé.

Le dernier cycle de pourparlers organisé sous l’égide de l’ONU entre régime et opposition s’est achevé jeudi à Genève sans avancée.

Le lendemain, le Quai d’Orsay avait dénoncé la « stratégie d’obstruction irresponsable » du régime, estimant qu’il avait « refusé de s’engager » dans les pourparlers.

Dimanche, le président français Emmanuel Macron a estimé qu’il fallait « parler » à M. Assad tout en estimant que le dirigeant syrien devra « répondre de ses crimes ».

À ce jour, toutes les tentatives pour trouver une issue au conflit syrien se sont avérées infructueuses, avec comme principale pierre d’achoppement le sort du président Assad.

La délégation du régime refuse de parler directement aux représentants de l’opposition syrienne, n’acceptant de discuter qu’avec le médiateur de l’ONU.

Au processus de Genève, Damas préfère les pourparlers prévus l’an prochain à Sotchi et organisés par la Russie, principal allié du régime.

« À Genève, les personnes avec lesquelles nous négocions ne sont pas même représentatives d’elles-mêmes », a dit Bachar al-Assad.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un […]


Le Point / AFP