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Le présidente du Front National Marine Le Pen lors d’une conférence de presse le 14 juin 2017 à Lens (France). afp.com/PHILIPPE HUGUEN.

Ah les clowns exemplaires du Front National, qui passaient leur temps la veille à crier aux scandales quand il s’agissait des autres formations politiques et puis dès qu’il est question de leurs magouilles, de leurs turpitudes, il n’y a plus personne, ils osent même se réfugier derrière l’immunité parlementaire…

Ils vont même utiliser les mêmes arguments, la même ligne de défense, que leurs adversaires d’hier : il n’y a pas eu « d’enrichissement personnel » ! Comme si l’absence d’enrichissement personnel était un argument suffisant pour expliquer le détournement de 5 millions d’euros ?! En d’autres termes, vous pouvez voler 100 millions d’euros et les distribuer aux pauvres sans risque d’aller en prison par exemple.


La présidente du Front national a été mise en examen, dans l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés européens FN.

Marine Le Pen a été mise en examen ce vendredi pour abus de confiance dans l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés européens FN. Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a assuré que la présidente du FN allait déposer un recours « dès lundi » contre cette mise en examen qui, à ses yeux, viole le principe de la séparation des pouvoirs.

Dans cette affaire, Marine Le Pen et l’appareil du parti sont suspectés d’avoir cherché à faire des économies sur les finances frontistes en faisant salarier par le Parlement européen des assistants parlementaires qui travaillent en réalité pour le parti.

Les juges cherchent à déterminer si le parti d’extrême droite a mis en place un système généralisé pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés, mais sans que leur travail ait un lien avec les activités du Parlement européen.

Marine Le Pen fait partie des 17 élus européens du FN, avec son père Jean-Marie Le Pen et son compagnon Louis Aliot, à être visés par cette enquête ouverte en France en 2015, qui porte sur une quarantaine d’assistants.

Le préjudice s’élèverait à cinq millions d’euros

Le préjudice pour le Parlement européen s’élèverait à près de cinq millions d’euros de 2012 à 2017, d’après des chiffres communiqués par l’institution européenne.

A la suite d’une dénonciation d’une eurodéputée FN, Sophie Montel, le parquet de Paris a par ailleurs ouvert en mars une enquête préliminaire pour « abus de confiance », visant 19 eurodéputés français issus d’autres partis, dont six du parti centriste MoDem présidé par François Bayrou.

Cette affaire a conduit la semaine dernière trois ministres de la […]


L’Express /AFP