Article véritablement explosif de Blast qui revient sur les bisbilles aux éditions Fayard depuis la reprise par Vincent Bolloré. On comprend que l’idéologie d’extrême droite sioniste s’impose petit à petit en se débarrassant de tous les récalcitrants. Mais surtout, on apprend l’arrivée d’un jeune détraqué pédocriminel condamné par la justice, très proche de Gabriel Matzneff, un certain Arthur Pauly ! C’est à se demander ce qui se passe dans la tête de Vincent Bolloré qui multiplie ce type de salariés, faut-il rappeler l’existence du cas Jean-Marc Morandini.
Il serait vraiment intéressant de lui poser directement la question à Vincent Bolloré qui se présente comme un grand catholique, un grand et fervent chrétien qui multiplie les émissions religieuses sur CNiouzes et tout ses autres supports médiatiques ! Est-ce que les prédateurs d’enfants qui s’émerveillent devant des vidéos du Dark Web de viols incestueux font partie du dogme chrétien ?
« Un État dans l’État. » La métaphore est empruntée à Olivier Bétourné, ex-vice-président de Fayard passé chez Albin Michel. Elle a longtemps collé à la peau de Lise Boëll. Passée par Albin Michel et Plon, cette éditrice est connue pour ses coups commerciaux lui permettant une grande liberté d’attitude et de ton. On lui doit notamment les aventures de Dora l’exploratrice, les essais pseudoscientifiques de Natacha Calestrémé ou encore les pamphlets extrémistes de Philippe de Villiers et Éric Zemmour. « C’est quelqu’un qui n’a pas de convictions. Elle s’en fout. Elle veut vendre, être la meilleure, peu importe ce qu’elle publie », détaille une éditrice. Après tout, les scandales de plagiat de Philippe de Villiers, de désinformation scientifique de la psychogénéalogie de Mme Calestrémé, et les condamnations pour propos racistes et haineux de Zemmour sont des succès en librairie. En 2021, à un an des présidentielles de 2022, alors que la rumeur court que ce dernier souhaite se présenter, Lise Boëll soumet à Albin Michel un énième projet manuscrit du polémiste d’extrême droite.
Le tortueux cheminement de Lise Boëll vers Fayard
Mais celle qui incarnerait donc « un État dans l’État » est elle-même la cible d’un coup d’État. À l’été 2021, La France n’a pas dit son dernier mot, quinzième essai de Zemmour, est tué dans l’œuf par Gilles Haéri, alors président de cette maison d’édition, selon qui l’auteur « s’accompagne d’un ton politique qui ne correspond tout simplement pas à la ligne éditoriale d’une grande maison généraliste comme Albin Michel ».
« C’est Gilles qui l’a sortie. Le livre de Zemmour, c’était un prétexte pour s’en débarrasser. Après ça, elle est allée au siège de Vivendi et elle a dit : “Moi je veux Plon.” Ce qui intéressait Bolloré c’était de pouvoir récupérer certains auteurs de Lise », raconte une éditrice, sous le couvert de l’anonymat…



























