Bruno Retailleau tape fort, très fort, d’autant qu’il n’a honte de rien. Dans un entretien récent à Sud Ouest, le président des Républicains et candidat à la présidentielle 2027 affirme qu’un candidat macroniste ne pourra pas être élu. Selon lui, le macronisme a échoué. Il dénonce un bilan désastreux, un endettement pharaonique et un manque de fermeté sur l’immigration et la sécurité… la liste est très longue !
Pourtant, ce même Bruno Retailleau a accepté le poste de ministre de l’Intérieur sous Emmanuel macron. Il a servi dans les gouvernements Barnier puis Bayrou, de septembre 2024 à octobre 2025. Pendant plus d’un an, il a participé activement à l’exécutif qu’il critique aujourd’hui avec virulence. Il appliquait la politique qu’il qualifie maintenant de « en même temps » trompeur.
Cette volte-face interroge mais n’étonne personne en réalité. Comment peut-on dénoncer le macronisme avec tant de force après avoir été son ministre d’État ? Retailleau se défend en parlant de « rupture radicale ». Il veut incarner une droite pure face au centre. Mais les Français voient surtout la contradiction : on sert le pouvoir quand il offre visibilité et influence, puis on le rejette quand la présidentielle approche.
Rachida Dati et d’autres LR ont suivi le même chemin. Ils ont goûté aux maroquins macronistes avant de prendre leurs distances. Ce jeu politicien fatigue et discrédite encore plus les guignols qui nous gouvernent. Il montre une classe politique prête à tout pour se repositionner, sans assumer pleinement son passé.
Au fond, Retailleau révèle le vrai visage des alliances opportunistes et parasites. Servir macron hier pour mieux le pourfendre demain ne trompe plus grand monde.
































