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Capture d’écran Channel 4

Voici comment fonctionne le monde occidental moderne, cette caméra cachée réalisée par la chaîne britannique Channel 4 démontre que le chantage et l’utilisation de prostituées est un grand classique. Ces gens n’ont aucune limite, ce sont des criminels et des voyous en col blanc. Ils ont beau avoir de très beaux costumes et des diplômes délivrés par les plus prestigieuses universités anglaises ou américaines, ils restent tout de même des voyous. Ceci nous rappelle bien sûr la technique soviétique des hirondelles qui consistaient à filmer des diplomates dans des chambres d’hôtel avec des femmes espions puis de les faire chanter.

Cette technique est assez connue, c’est un secret de polichinelle. Ainsi, quand un homme politique ou tout simplement médiatique (journaliste, intellectuel, prédicateur, président d’association ou d’ONG…) tombe dans le piège de ces voyous car il a aimé un peu trop se vautrer dans la luxure, il sera tenu, pieds et poings liés, il sera obligé d’obéir à leurs ordres et de devenir la marionnette de ces crapules ! Ceci nous rappelle malheureusement l’affaire Tariq Ramadan car quand certains nous expliquent que c’est sa vie privée et que cela ne nous concerne pas, il faut leur rappeler que sur terre il n’y a pas que des gens bien, il y a aussi des maîtres chanteurs professionnels qui en font leur business. Cela ne veut pas dire que c’est son cas, mais il est important de comprendre comment le monde fonctionne afin de se prémunir du mal pouvant venir de ces crapules.


La chaîne britannique Channel 4 révèle un document en caméra cachée dans lequel le PDG de la société, Alexander Nix, propose de recourir à des prostituées et d’offrir des pots-de-vin pour faire chanter un candidat. 

Déjà au cœur d’un scandale sur l’utilisation de données personnelles recueillies sur Facebook pour le compte de la campagne présidentielle de Donald Trump, la société Cambridge Analytica se retrouve de nouveau mise en cause dans une affaire qui promet de faire grand bruit. La chaîne britannique Channel 4 a révélé lundi soir un document filmé en caméra cachée dans lequel le PDG de Cambridge Analytica , Alexander Nix, se vante d’influer sur de nombreuses élections à travers le monde, via des sociétés écrans ou des sous-traitants. Dans cette vidéo, il propose des services d’un genre particulier: faire chanter des hommes politiques en ayant recours à des prostituées ou des pots-de-vin.



Dans ces échanges avec un enquêteur de Channel 4, recueillis à son insu pendant quatre mois, entre novembre 2017 et janvier 2018 dans un hôtel de Londres, Alexander Nix croit avoir affaire à un homme de main travaillant pour le compte d’un riche client cherchant à faire élire des candidats au Sri Lanka. Interrogé sur la manière de débusquer des informations compromettantes sur un rival politique, il explique sa méthode: «envoyer des filles autour de la maison du candidat», ajoutant que les filles ukrainiennes «sont très belles, je trouve que ça marche très bien.»

Dans un autre échange, il dit: « Nous offrirons de grosses sommes d’argent au candidat, pour financer sa campagne en échange de terres par exemple, nous enregistrerons le tout, nous flouterons le visage de notre gars, et nous le publierons sur Internet.» Une autre fois, il explique: «Beaucoup de nos clients ne veulent pas être vus en train de travailler avec une compagnie étrangère… Donc souvent nous montons de toute pièce des fausses identités et de faux sites Internet, nous pouvons être des étudiants faisant des recherches pour un projet rattaché à une université, nous pouvons être des touristes, il y a plein d’options sur lesquelles nous pouvons travailler. J’ai beaucoup d’expérience dans ce domaine.»

Des aveux qui sonnent étrangement au moment où les révélations sur l’utilisation par Cambridge Analytica de données personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook plongent le réseau social dans la tourmente.

D’après une enquête réalisée par le New York Times et The Observer, l’édition dominicale du quotidien britannique The Guardian, Cambridge Analytica aurait récupéré sans leur consentement les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook et s’en serait servi pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d’influencer le vote des électeurs. L’entreprise britannique a « nié fermement » lundi ces accusations.

Filiale de la société britannique de marketing Strategic Communication Laboratories (SCL), Cambridge Analytica dispose de bureaux à New York, Washington et Londres. Elle est dirigée par Alexander Nix, un quadragénaire passé par la prestigieuse école d’Eton, la fabrique des élites au Royaume-Uni, et l’université de Manchester. Officiellement, elle fournit aux entreprises et aux mouvements politiques des stratégies et outils de communication clef en main basés sur l’analyse des données à grande échelle («big data») et les nouvelles technologies. «Nous trouvons vos électeurs et les faisons passer à l’action», résume Cambridge Analytica, expliquant compter parmi son personnel des chercheurs spécialisés dans l’analyse de données, mais aussi des experts politiques. Aux États-Unis, la firme assure disposer d’informations «sur plus de 230 millions d’électeurs américains».

L’entreprise a travaillé sur plusieurs campagnes politiques de par le monde, à commencer par celle du milliardaire américain Donald Trump dans la course à la Maison Blanche en 2016. Ailleurs, la société indique avoir travaillé au Kenya, en Italie, en Afrique du Sud, en Colombie ou en Indonésie. Au Royaume-Uni, la presse britannique s’interroge sur le rôle joué par l’entreprise pendant la campagne pour le référendum sur la sortie de l’UE, en 2016, en […]


 –  Le Figaro