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Il y a beaucoup de choses à dire à propos de cette mascarade médiatique ayant vu le jour après le décès du chanteur de variétés Jean-Philippe Smet. Oui, il s’agit bien de Jean-Philippe qui a hélas changé son nom et l’a américanisé, en prenant celui de « Johnny », afin de vendre un peu plus sa soupe « rockeuse » yankee à trois accords (La musique la plus stupide et la plus simple de toute l’histoire de l’humanité). Johnny Hallyday est le prototype et la quintessence de la disparition de la culture française et de sa soumission à l’atlantisme le plus dépravé et décadent lui qui a commencé avec le ridicule yéyé pour finir en recruteur septuagénaire ! C’est un genre de sous-sous-sous-Rolling Stones qui a d’ailleurs poussé le ridicule, comme ces derniers, jusqu’à porter des pantalons en cuir à l’âge de 60 ans avec un mépris constant et déterminé à la décence. Il suffit de voir ses tenues de scène ces 30 dernières années pour se rendre compte qu’il n’était qu’un pastiche des grands groupes de rocks américains avec, sur scène, des danseuses en culottes et des coupes de cheveux aussi risibles que lamentables. On se demande bien d’ailleurs aujourd’hui où est la culture française au niveau musical puisque la jeunesse danse au son et au rythme de l’électro ou du rap, styles encore une fois importés des États-Unis. N’importe quel pays au monde possède des dizaines de styles musicaux locaux traditionnels avec des instruments spécifiques, des styles de musique uniques et variés, un répertoire classique…

Johnny Hallyday a même poussé l’indécence jusqu’à vivre les 20 dernières années à Los Angeles, le pays de ses rêves. On ne va pas parler ici de l’épisode suisse de Gstaad, localité très connue des musiciens et tennismen français désireux d’échapper au fisc alors qu’ils doivent leur fortune à la France qui les a grassement rémunérés toutes ces années (En 1977 il sera condamné pour fraude fiscale, condamné également à 10 mois de prison avec sursis et 20.000 francs d’amende – Lire le dossier de L’Obs ici). En quoi et à quel moment Johnny Hallyday peut-il être considéré comme un chanteur français ?


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Aujourd’hui, alors que le monde s’écroule, que Donald Trump a reconnu unilatéralement Jérusalem comme étant la capitale unique de l’entité sioniste scélérate, que de très sérieux troubles ouvrent la voie à une guerre mondiale pouvant s’enclencher au Moyen-Orient, les médias français ont fait un quasi sans faute, un 100 % de temps d’antenne, consacré à la mort de Johnny Hallyday ! On se sent même presque obligés de pleurer de chagrin et de tristesse comme de la perte d’un être cher ! Heureusement qu’il nous reste Dick Rivers pour nous consoler de cette perte. Il suffit de voir la prestation pathétique de Michel Drucker sur France 2 pour comprendre à quel point la situation est irrécupérable. Les chaînes d’information continue vont ouvrir leurs écrans à partir de six heures du matin pour couvrir les obsèques de ce chanteur de variétés. Des moyens immenses seront mis au service de cette mascarade financée par l’État avec une descente des Champs-Élysées surveillés par 2500 policiers, tout ceci en plein état d’urgence, ce qui rend cette manifestation dangereuse et absurde ! La tour Eiffel va s’illuminer aux couleurs de Johnny Hallyday et on parle même d’un lieu parisien qui portera son nom bientôt. D’aucuns ont eu le culot de comparer sa mort à celle de Victor Hugo, ce qui prouve définitivement que la raison a déserté pour toujours les cerveaux des Français et de leurs élites .

Alors que les Français plongent dans la misère, que la paupérisation s’installe durablement, que la cherté de la vie est en train d’exploser, de même d’ailleurs que la fiscalité… la propagande médiatique tente de noyer le poisson et de créer des événements totalement fictifs, inutiles et sans intérêt. Il faut bien d’ailleurs comprendre que toutes les déprogrammations qu’il y a eu le jour même du décès de Johnny Hallyday ont réalisé de très petits scores Médiamétrie ; seuls les programmes d’origine ont tenu tête. Ce qui prouve encore une fois que c’est bien le choix de la programmation des élites médiatiques qui crée l’événement et non l’inverse.

De tout ce qui précède, nous pouvons conclure que lorsqu’un pays est totalement déspiritualisé, lorsque Dieu ne tient plus sa place au centre du village, on commence à observer malheureusement ce genre de dérive et de fabrication d’idoles pour combler le vide existentiel du peuple, la nature de l’Homme ayant horreur du vide.