L’acceptation des protéines d’insectes, même dans l’alimentation animale, pose un problème culturel et religieux majeur, surtout pour les communautés juives et musulmanes en France (environ 6 millions de musulmans et 500 000 juifs). La majorité des interprétations halal et casher rejettent les insectes, ce n’est pas négociable. Si des poules, ovins ou bovins sont nourris avec ces farines, beaucoup refuseront d’acheter ces produits, par crainte de non-conformité religieuse ou par dégoût. Les herbivores comme les bovins ne mangent pas d’insectes naturellement, ce qui renforce le rejet. Un boulanger ou industriel utilisant ces farines risque de perdre une large clientèle, surtout dans un marché sensible et déjà fragilisé comme la France. Ce risque économique, combiné aux coûts élevés et à la faible demande, explique pourquoi le secteur (Ynsect, Agronutris) s’effondre. Les subventions n’ont pas suffi à imposer un produit mal accepté.
La start-up, qui risque d’être à court de cash fin mai, est soutenue à bout de bras depuis des mois par deux de ses actionnaires… Mais pas par Bpifrance, pourtant à son capital depuis 2021.































