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Encore une excellente nouvelle pour le chômage, créer et valider plus de technologies pour se débarrasser des salariés : caisses automatiques, chauffeurs virtuels… C’est excellent pour les retraites, l’UNEDIC, le chômage, la sécurité sociale et excellent en général pour la reprise économique, puisque les bénéfices des multinationales qui vont imposer ces technologies mortifères se retrouveront dans des paradis fiscaux très loin des caisses du Trésor Public…


Une navette autonome circule depuis lundi 23 janvier à Paris. Autonome, cela signifie sans chauffeur. Ce mini-bus relie donc la gare de Lyon à la gare d’Austerlitz sans que qui que ce soit ait besoin de tourner le volant. Ce service est proposé gratuitement jusqu’au 7 avril prochain, le temps de l’expérimentation.

La même expérience est en cours à Lyon, dans le quartier Confluence, depuis le début du mois de septembre. À l’époque, il s’agissait même de la première navette sans chauffeur dans une métropole française. Après bientôt cinq mois d’exploitation, quel est le bilan de ce mini-bus du futur ?

Aucun accident à déplorer 

Globalement, ce bilan est plutôt satisfaisant. Depuis le début de l’expérience, aucun accident n’est à déplorer, même si l’on note quelques incidents. « Les incidents que l’on a, ce sont plutôt des pigeons qui traversent, ou alors nous avons eu un peu de vent dans les branches d’un arbre, et cela crée une perturbation de localisation », décrit Pascal Jacquesson, directeur de Keolis Lyon, l’exploitant de Navly, qui ne cache pas sa satisfaction. Il envisage même d’aller plus loin.

« On commence à imaginer une desserte à l’intérieur d’un campus, d’un centre hospitalier ou au cœur d’un quartier, pour déposer les passagers à la porte [de chez eux]. »

Pascal Jacquesson, directeur de Keolis Lyon

L’avis positif est partagé par les utilisateurs de la navette Navly. Intrigués au départ, ils sont vite rassurés une fois à l’intérieur du mini-bus. Pascale, par exemple, n’a même pas peur. Cette retraitée teste pour la première fois cette navette électrique sans conducteur : « Super bien ! Ca ne fait pas de bruit, il n’y a pas de pollution… Super ! »

Après avoir fait tout le trajet, un peu plus d’un kilomètre en 13 minutes, Pascale est convaincue. Elle reviendra dans ce mini-bus de 15 places. Chaque jour, une centaine de personnes l’utilisent, majoritairement des touristes curieux.

Dans chaque mini-bus, il y a tout de même un chauffeur. Il reprend les manettes pour manœuvrer en cas d’obstacle détecté par les radars du véhicule. La phase de test à Lyon se terminera d’ici la fin de l’année.

Justine Dincher – France TV Info