Cet agent des la DGSE a été arrêté par l’Ofmin pour des chefs d’inculpation gravissimes : « traite des êtres humains aggravée », « viols et agressions sexuelles sur mineurs » et « captation, importation et diffusion de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et utilisant un réseau de communications électroniques » sur des enfants au Kenya !
Reste à savoir maintenant comment est-il possible qu’un agent de la DGSE aussi important puisse passer entre les mailles du filet des services de renseignement ? Comment est-il possible qu’un criminel aussi monstrueux qui ne s’est pas découvert pédocriminel l’année dernière a-t-il pu faire toute une carrière, de deux décennies, dans l’armée française dont la moitié dans les services de renseignement ? C’est inconcevable et c’est même insultant pour la DGSE. Car de deux choses l’une : soit ils sont complices avec ce malade mental, soit ils sont profondément incompétents. Dans les deux cas c’est grave. Comment peuvent ils, par exemple, découvrir un agent double ? Faut-il rappeler à quel point les agents sont surveillés dans les moindres détails de leur vie privée…
Les agents opérationnels, notamment ceux du Service Action, sont soumis à une surveillance discrète tout au long de leur carrière. Le service de sécurité interne de la DGSE (Direction de la Protection et de la Sécurité) monitore leurs activités, communications et contacts, surtout à l’étranger, pour détecter tout signe de compromission. Des évaluations psychologiques régulières et des entretiens avec des officiers de sécurité permettent d’identifier des changements de comportement ou des vulnérabilités (dettes, addictions, relations suspectes). Les flux financiers des agents sont surveillés pour détecter des revenus inexpliqués ou des signes de corruption. La DGSE collabore avec la DGSI pour surveiller les menaces internes, y compris les agents doubles potentiels. Après leur départ, les anciens agents restent sous une surveillance légère, surtout s’ils travaillent dans des secteurs sensibles (sécurité privée, conseil) !
Du coup on aimerait vraiment savoir comment une telle anomalie est possible ?
INFO LE PARISIEN. Expert dans la sécurité privée et ancien militaire d’élite rompu aux opérations clandestines, ce quinquagénaire a été interpellé lundi à Strasbourg (Bas-Rhin) par l’Ofmin dans le cadre d’une enquête ouverte pour traite des êtres humains et viols sur mineurs.
À la lecture de son curriculum vitae ultra-fourni et détaillé, une ligne interpelle par sa sobriété : « Officier traitant DGSE (SA) : missions opérationnelles au profit de l’État, dans le cadre de la défense des intérêts français à l’étranger. » Ou comment résumer, sans trop en dévoiler, les onze années passées par Claude G. au sein de l’unité militaire la plus confidentielle des services secrets français, le service action de la Direction générale de la sécurité extérieure, en charge notamment des opérations clandestines à l’étranger…



























