Effectivement, il faut bien comprendre que cette crise sanitaire n’est pas mauvaise pour tout le monde puisqu’elle permet à certains de devenir très riches. Il faut donc se méfier des lobbys qui ont intérêt à ce que cette crise perdure.



La fin des tests PCR, prévue en octobre prochain, marque aussi la fin d’un Eldorado pour les labos d’analyse biologique, qui se sont (fabuleusement) enrichis en nous curant le nez.

Plongée dans un business menacé.

À la sortie du conseil de défense sanitaire du 11 août, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal l’annonçait : d’ici à la mi-octobre, ce sera la « fin des tests Covid gratuits hors prescription médicale  ». Objectif affiché : mettre fin à un usage croissant des tests PCR et antigéniques « de confort », utilisés de manière répétée par ceux qui ne sont pas (ou pas assez) vaccinés pour aller au travail, au restaurant, au cinéma, à la salle de gym… L’idée est de pousser toujours plus à la vaccination, mais aussi de réguler une pratique qui coûte très cher à la Sécurité sociale. Celle-ci avait budgété 5 milliards d’euros de dépenses de tests pour 2021 (contre 2,2 milliards dépensés l’an dernier), mais devra sans doute en ajouter deux… Avec, comme premiers bénéficiai­res, les laboratoires privés d’analyse biologique, qui n’ont jamais été aussi prospères.

Dix euros de marge par test 

Car si les tests Covid, pris en charge à 100% par l’Assurance maladie, ne coûtent rien aux Français, la Sécu, elle, les paye aux laboratoires qui les pratiquent. Ces derniers sont devenus les principaux acteurs du dépistage du virus alors que les hôpitaux, débordés, ne traitent pas plus de 15% des PCR.  Ainsi, l’an dernier, ils ont réalisé quelque 30 millions de tests PCR, entraînant une hausse de 56% des…

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Photo d’illustration : Des personnes font la queue pour subir un test PCR du coronavirus devant un laboratoire d’analyses à Paris, le 31 mars 2021.  FP/ARCHIVES – THOMAS COEX

Challenges

24 août 2021