Comment est-il possible de constater qu’il y a énormément d’appels de personnes qui sont très en colère contre le gouvernement et sa gestion catastrophique de cette crise sanitaire alors qu’au même moment les instituts de sondages nous font croire que plus de 70 % des Français sont d’accord avec le confinement !


Le deuxième confinement semble plus difficile à supporter que le premier, constate SOS Amitié dans le Bas-Rhin. Comme au printemps, le nombre d’appels explose. Mais la tonalité n’est pas la même, il y a davantage d’incompréhension, de colère et même de violences verbales.

Au printemps pendant le premier confinement, il y avait deux fois et demi plus d’appels que d’habitude à SOS Amitié (chiffres nationaux). Il n’y a pas encore de statistiques pour la semaine qui vient de s’écouler, mais dans le Bas-Rhin, on navigue dans les mêmes eaux. Le nombre d’appels explose.

Beaucoup plus de colère et de violences verbales

En revanche, la tonalité change. Ce deuxième confinement est beaucoup plus mal vécu par les Alsaciens. « Il y a de l’incompréhension, de la colère, de l’angoisse et tout ça mélangé, c’est parfois extrêmement violent, contre les autorités et contre nous, constate Marie l’une des bénévoles écoutantes de SOS Amitié. Nous on y est pour rien, mais on sert de réceptacle à la colère des gens. c’est un peu difficile pour nous ».

S.O.S Amitiés a publié en juin dernier son « Observatoire des Souffrances Psychiques ». Elle constatait que le nombre d’appels relatifs au suicide avait été très important pendant le premier confinement, entre mi-mars et mi-mai. Une hausse de 40% par rapport à la même période l’an dernier…