Curieux comportement de l’exécutif qui a l’air si sûr de lui lorsqu’il s’exprime dans les médias et qui, dès qu’une plainte est déposée contre lui, panique !


Dans l’enquête sur la gestion de l’épidémie de Covid-19, les juges de la commission d’instruction de la Cour de justice de la République interrogent les hautes personnalités consultées par Emmanuel Macron avant les municipales.

Mais la légalité de cette requête fait l’objet de débats au sommet de l’État.

La missive a fait l’effet d’une ­petite bombe à fragmentation. Les juges de la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) ont adressé, le 9 novembre, une requête officielle aux présidents de l’Assemblée nationale, ­Richard Ferrand, et du Sénat, Gérard Larcher, ainsi qu’aux ­anciens présidents de la ­République Nicolas Sarkozy et François Hollande. Cette initiative s’inscrit dans l’enquête sur la gestion de l’épidémie de Covid-19, ouverte le 7 juillet pour « abstention de combattre un sinistre » à la suite d’une série de plaintes et visant l’ex-premier ministre Édouard Philippe et ses deux ministres de la Santé successifs, Agnès Buzyn et Olivier Véran. Selon le courrier de la CJR – que le JDD a pu consulter –, les juges s’intéressent aux discussions ­engagées par Emmanuel Macron au mois de mars, avant de décider du calendrier des élections municipales, perturbé par la pandémie. […]

Photo d’illustration : La Cour de justice de la République (CJR) a adressé, le 9 novembre, une requête aux présidents du Sénat, Gérard Larcher, et de l’Assemblée nationale, ­Richard Ferrand (Photo d’illustration) (Sipa Press)

Pascal Ceaux – Hervé Gattegno

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21 novembre 2020