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Le Président Bouteflika avait lui-même déclaré en juillet 2008, en guise de bilan de sa politique économique : « Nous avons échoué ! », Huit ans après, le constat est celui d’une faillite totale. Pourtant, pour ce qui est de l’argent, il existe et en quantité ; il suffit juste d’avoir la volonté politique d’aller le chercher là où il se trouve et de laisser tranquille la diaspora, arbitrairement ostracisée et interdite d’accession aux hautes fonctions de l’État, par la nouvelle constitution.

Cette même diaspora qui n’a jamais été soutenue lors des attaques incessantes contre l’islam ces 20 dernières années ! Cette même diaspora qui paie le billet d’avion (et maritime) le plus cher au monde pour se rendre au pays d’origine de temps en temps. Cette même diaspora dont la citoyenneté a été niée dans la nouvelle constitution.

Ezzelt wu T’fer3îne, les responsables politiques ont même eu l’indécence, voire l’impudence de prêter 5 milliards de $ à Christine Lagarde, il y a encore peu. Ils marchent vraiment sur la tête et nul ne sait où va l’Algérie.


Le gouvernement explore tous les chemins pour renflouer les caisses de l’État qui se vident de jour en jour.

Cette- fois-ci, son appel est adressé à la communauté algérienne établie à l’étranger. Le lancement d’une opération permettant aux membres de la communauté algérienne établie à l’étranger d’ouvrir des comptes bancaires en devises est en effet prévue en juin prochain, a annoncé, jeudi à Oran, le ministre des Finances,

Abderrahmane Benkhelfa. « Nous comptons lancer une nouvelle initiative à partir du mois de juin prochain permettant aux membres de la communauté algérienne non résidents dans leur pays d’origine d’ouvrir des comptes bancaires en devises », a déclaré le ministre, en marge d’une visite d’inspection d’un nombre d’agences de banques publiques dans la wilaya. Cette mesure permet aux Algériens résidents à l’étranger de sécuriser leur argent dans leur pays, surtout que les mutations que connaissent différentes régions du monde peuvent contraindre à un retour au pays d’origine pour y résider, a-t-il expliqué. Cette opération s’inscrit, a-t-il ajouté, dans le cadre du développement de l’activité bancaire algérienne qui vise à multiplier le nombre des comptes courants de 7 à 17 millions… Par ailleurs, le ministre a mis en garde contre les conséquences de transfert d’argent vers des banques à l’étranger, notamment les difficultés de le récupérer en cas de changement de lois (suspension des visas et autres contraintes).

M. Benkhelfa a appelé à œuvrer suivant une approche d’innovation pour inciter les détenteurs de « fonds endormis » à les déposer dans les banques. Il a insisté, dans ce sens, sur le rôle à jouer par les agents bancaires pour sensibiliser les citoyens et gagner leur confiance pour les pousser, à terme, à souscrire à l’emprunt obligataire lancé par le gouvernement, il y a quelques semaines. Pour rappel, depuis que les prix du pétrole ont chuté, le gouvernement a mis en place plusieurs stratégies afin de récupérer l’argent de l’informel et de pousser les Algériens à faire davantage confiance aux banques. En plus de «la mise en conformité fiscale» et «l’emprunt obligataire national», deux opérations qui, pour l’heure, s’avèrent inefficaces puisque les objectifs proclamés sont très loin d’être atteints, il vient d’appeler, par la voix du ministre des Finances, les Algériens résidents à l’étranger à ouvrir des comptes en devises en Algérie. Néanmoins, conscient de la rupture de confiance entre les institutions de l’État et la population, Benkhelfa n’a pas manqué de rassurer. « Nous mobilisons les ressources de la nation avec toutes les garanties juridiques et techniques, nous ne les mobilisons pas pour les stocker, mais pour les utiliser dans la croissance économique », a-t-il argumenté pour convaincre les éventuels déposants.

Amar INGRACHEN