Encore un médicament-poison (contenant souvent du fluor : Isoméride, Mediator, Prozac…) impliqué dans la mort de plusieurs patients et dont le procès n’aboutira jamais à la condamnation sévère de Big Pharma ou des politiques ! Si un bout de ciment tombe sur la tête d’un écolier dans la cour de récréation le maire risque d’aller en prison mais si un médicament tue 3000 personnes, il ne se passe jamais rien, aucune responsabilité n’est mise en cause par la justice !

Ce sont des anomalies de ce genre que le mouvement des Gilets jaunes se doit de changer de toute urgence.


Elles reprochent aux pouvoirs publics de ne pas avoir recommandé plus tôt un test qui aurait permis de déceler leur sensibilité à cette molécule couramment utilisée.

« La cure qui devait les soigner les a envoyés au cimetière », accuse Me Vincent Julé-Parade. Quatre familles de victimes d’une allergie à une molécule de chimiothérapie s’apprêtent à porter plainte contre X, reprochant aux pouvoirs publics de ne pas avoir recommandé plus tôt un test qui aurait permis de déceler leur sensibilité, explique leur avocat.

La plainte, qui émane des proches de trois patients décédés et d’une victime gravement atteinte, doit être déposée au pôle santé du TGI de Paris « sous trois semaines », a précisé l’avocat spécialiste du droit des victimes.

La molécule en cause, le 5-fluorouracile dit 5-FU ou capécitabine, est très fréquemment utilisée dans les chimiothérapies, seule ou avec d’autres anticancéreux. Selon Le Figaro, entre 2005 et 2015, 133 malades sont morts après avoir reçu le traitement, et 155 ont eu leur pronostic vital engagé.

Chaque année en France, 80 000 personnes atteintes d’un cancer – principalement digestif, du sein ou ORL – sont traitées par ce médicament, selon l’Institut national du cancer (INCa).

Les dépistages n’étaient pas systématiques

Mais chez certains patients, qui présentent un déficit total ou partiel d’une enzyme particulière, les effets toxiques du 5-FU sont décuplés. Il faut alors diminuer la dose ou utiliser d’autres molécules. Deux méthodes de tests existent pour dépister cette sensibilité, mais jusqu’à récemment, certains hôpitaux les pratiquaient et d’autres pas.

« L’idée, ça n’est pas de mettre en cause le 5-FU, qui a fait ses preuves, mais d’interpeller : pourquoi, alors que l’on savait depuis plusieurs années qu’il y avait cette contre-indication en cas de déficit (de l’enzyme DPD, NDLR) et qu’il y a des tests qui existent, aucune autorité sanitaire ni aucun responsable public n’ont pris comme mesure de recommander ce test avant février 2018 ? », souligne Me Vincent Julé-Parade.

Le 8 février 2018, l’Agence du médicament (ANSM) a souligné l’intérêt d’un dépistage systématique, tout en estimant qu’il n’y avait « aucun consensus […] sur les modalités » de ce dépistage. Et le 18 décembre, l’INCa et la Haute autorité de santé (HAS) ont recommandé la réalisation systématique d’une de ces deux méthodes de dépistage, « pour prévenir certaines toxicités sévères » des chimiothérapies par 5-FU.

 

Photo d’illustration : Chaque année en France, 80 000 personnes atteintes d’un cancer – principalement digestif, du sein ou ORL – sont traitées avec la molécule 5-FU. (Illustration). AFP/PHILIPPE HUGUEN.

Le Parisien / AFP