Olivier Véran, ainsi qu’un grand nombre de médecins corrompus et très médiatisés, sont des menteurs ! L’a réalité factuelle et têtue est la suivante : l’efficacité de l’hydroxychloroquine a été confirmée dans de nombreux pays dont l’Italie, le Maroc, le Sénégal, l’Algérie…


Une étude italienne réalisée sur un groupe de plus de 3 000 patients, hospitalisés pour la Covid-19, a conclu que « l’utilisation de l’hydroxycholoroquine est associée à une réduction de 30% de la mortalité ».

L’utilisation de l’hydroxychloroquine chez les patients hospitalisés atteints de Covid-19 est associée à une réduction de la mortalité : résultats de l’étude d’observation multicentrique italienne CORIST. Le contexte de l’étude est lié la proposition de l’hydroxychloroquine (HCQ) comme traitement potentiel du COVID-19.  Les objectifs reposent sur la mise en place d’une collaboration italienne multicentres pour étudier la relation entre la thérapie HCQ et la mortalité hospitalière de la Covid-19.

L’étude, observationnelle rétrospective porte sur 3451 patients non sélectionnés hospitalisés dans 33 centres cliniques en Italie, du 19 février 2020 au 23 mai 2020, avec une infection au SRAS-CoV-2 confirmée en laboratoire. Le critère d’évaluation principal était le décès à l’hôpital, comparant les patients qui ont reçu HCQ avec les patients qui n’en ont pas reçu.

Les résultats montrent que sur 3 451 patients Covid-19, 76,3% ont reçu HCQ. Les taux de mortalité (pour 1 000 jours-personnes) pour les patients recevant HCQ était de 8,9 et ceux ne recevant pas HCQ de 15,7, respectivement.

Après ajustement, nous avons trouvé un risque de décès 30% plus faible chez les patients recevant HCQ

Les limites de l’étude sont celle d’une étude observationnelle et en attendant les résultats d’essais contrôlés randomisés, ces données ne découragent pas l’utilisation du HCQ chez les patients hospitalisés atteints de COVID-19.

L’interview avait été publié le 4 août 2020.

La recherche a mobilisé les principaux hôpitaux italiens, du nord au sud, y compris la polyclinique universitaire « Agostino Gemelli« , où Roberto Cauda est le Directeur du Département d’Infectiologie, « notre structure a fourni des data pour cette étude multicentrique rétrospective, il faut dire que les résultats cliniques sur la réduction de la mortalité sont consistants et en ligne avec les autres hôpitaux impliqués, il y a une différence significative avec le groupe traité avec l’hydroxychloroquine – et conclut – mais il est nécessaire que d’ici l’automne une méta-analyse sérieuse sur toutes les études publiées sur l’hydroxychloroquine soit effectuée ». Actuellement, le traitement est toujours bloqué par les agences européennes de réglementation de la santé. Pour mieux comprendre comment la recherche a été effectuée, nous avons interviewé la responsable de l’étude, Licia Iacoviello, Directrice du Centre d’Epidémiologie et de Médecine Préventive de l’Université d’Insubrie, Varèse, et Directrice du Département d’Epidémiologie et de Prévention de l’IRCCS Neuromed.

FS : Combien de patients sont concernés par votre étude ?

LI : Notre étude (COVID-19 RISK et Traitements CORIST Collaboration) a été menée sur une cohorte de 3 451 patients admis dans 33 centres cliniques à travers l’Italie. Il s’agit d’une étude d’observation rétrospective.

FS : Quelles sont les structures impliquées dans la collecte de données cliniques sur les patients ?

LI : L’étude a porté sur 33 structures, parmi les plus reconnues et importantes en Italie : Gemelli, Humanitas, San Matteo di Pavia, San Donato, San Gerardo di Monza, Spallanzani, Cotugno di Napoli, Miulli di Acquaviva delle Fonti, Monzino. Université de Napoli Federico II, Catania, Palermo, Cagliari, Chieti.

FS : C’est une étude a impliqué les structures hospitalières italiennes, du Nord au Sud. Quelles sont les conclusions auxquelles vous êtes parvenus ?

LI : Nous avons constaté une diminution de 30% du risque de décès chez les patients recevant de l’hydroxychloroquine. L’association inverse de l’hydroxychloroquine avec la mortalité hospitalière était particulièrement évidente chez les patients présentant un taux élevé de protéine C-réactive à l’entrée.

FS : Que voulez-vous dire par « ils avaient un taux élevé de protéine C-réactive à l’entrée » ?

LI : La protéine C-réactive est un marqueur de l’inflammation. Le fait d’avoir un taux élevé de protéine C-réactive à l’entrée de l’hôpital signifie que l’infection Sars-Covid II a provoqué une importante réponse inflammatoire. Nous pensons que la HCQ agit sur cette composante même de la maladie plutôt que d’inhiber la réplication virale.

FS : Quels étaient les taux de mortalité dans les groupes hydroxychloroquine et contrôle?

LI : Le taux de mortalité des patients recevant de l’hydroxychloroquine était de 8,9/1000 patients/jour, le taux de mortalité de ceux qui ne recevaient pas d’hydroxychloroquine était de 15,7/1000 patients/jour. Le traitement a commencé dès le premier jour d’admission dans la plupart des centres cliniques, à la dose de 400 mg une fois par jour, pour une durée moyenne de 10 jours. 76% des patients étaient sous traitement HCQ.

FS : Le médicament a-t-il eu des effets indésirables statistiquement significatifs?

LI : Notre étude n’a pas recueilli d’informations sur les effets néfastes. Cependant, les études déjà publiées par les différents centres participant à notre étude n’ont pas montré d’événements cliniques cardiovasculaires significatifs, bien qu’il y ait eu une augmentation de l’ECG QT.  (sources : https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S0167527320322233 et https://www.ahajournals.org/doi/10.1161/CIRCULATIONAHA.120.048476)

FS : L’allongement du rythme cardiaque (QT) constaté sur l’électrocardiogramme est-il un événement indésirable grave ou peut-il être d’ampleur variable?

LI : L’exposition à un médicament capable d’induire un allongement de l’intervalle QT n’entraîne pas toujours un retard de la repolarisation ventriculaire et l’apparition de complications graves chez les patients dont l’intervalle QT est acquis depuis longtemps semble être un phénomène rare.

FS : Y a-t-il des médicaments courants que nous utilisons tous les jours et qui peuvent allonger l’intervalle QT?

LI : D’autres médicaments couramment utilisés peuvent allonger l’intervalle QT, parmi les antipsychotiques les plus connus : comme l’halopéridol, les antibiotiques macrolides tels que l’érythromycine et la clarithromycine ou les quinolones comme la moxifloxacine.

FS : L’hydroxychloroquine pourrait-elle avoir un impact significatif sur le traitement du Covid19?

LI : Notre étude est en cours d’examen dans le European Journal of Internal Medicine. Ses résultats peuvent apporter une contribution importante au débat sur l’utilisation de la HCQ dans le COVID-19.

Dans une situation d’urgence telle qu’une pandémie, « l’étalon-or » des études d’intervention ne peut être utilisé et même les essais cliniques randomisés (ECR) ne peuvent être réalisés dans les meilleures conditions.

Par conséquent, toutes les données provenant à la fois de la rétrospective et des ECR doivent être prises en compte, à condition qu’elles soient menées de manière appropriée. Nous pensons que la HCQ administrée tôt après le diagnostic de Covid-19 à de faibles doses de 400 mg par jour peut être un médicament efficace et sûre, peu coûteuse et facile à utiliser, et pas seulement en Italie.

FS : Les principales agences européennes de medecine ont bloqué l’utilisation de l’hydroxychloroquine. Il existe actuellement de nombreuses publications qui soutiennent l’efficacité et la sécurité de l’hydroxychloroquine. Quelles sont les perspectives pour l’automne?

LI : D’autres études européennes déjà publiées ont montré l’efficacité du traitement par HCQ pour réduire le risque de mortalité. En particulier, une étude réalisée en France sur plus de 3100 patients atteints de COVID-19 a montré que le traitement par la HCQ réduisait le risque d’hospitalisation et de décès. Une étude menée au Portugal suggère que le traitement HCQ protège contre l’infection par le SarCOV2.

Le débat d’aujourd’hui est entravé par la difficulté que rencontrent les études positives pour être publiées.

À l’automne, lorsque ces études seront disponibles, nous aurons une image plus claire et plus équilibrée de l’efficacité de la HCQ, ce qui pourrait conduire à la réouverture de la prescription du médicament en faibles doses et dans des situations particulières.


Photo d’illustration : Licia Iacoviello – FranceSoir

Peter D’Angelo

France Soir

4 août 2020