Éric Brunet dénonce une fraude sociale de 685 millions d’euros, gaspillant les cotisations des Français. Ce chiffre, proche des recouvrements 2024 de la CNAM, reflète une réalité partielle, Brunet omet un scandale bien plus coûteux : les 270 milliards d’euros d’aides et niches fiscales aux entreprises privées, notamment au CAC 40 (lire Le grand détournement). Ces avantages, révélés par Le Nouvel Obs, incluent subventions et optimisations fiscales souvent injustifiées. Par ailleurs, l’évasion fiscale des multinationales prive la France de 80 à 100 milliards d’euros chaque année. Comparée à la fraude sociale, cette perte est des centaines de fois supérieure. Brunet exagère aussi la fraude des salariés car 80 % de l’ensemble est réalisé par les professionnels de santé !
Ainsi, focaliser sur les abus individuels détourne l’attention des grandes entreprises. En conclusion, Brunet souligne un vrai problème, mais son angle minimise des enjeux financiers bien plus lourds. Est-ce parce qu’il est salarié d’un milliardaire et qu’il défend naturellement sa gamelle ? Allez savoir…


























