La Cour des comptes sonne l’alarme sur les finances critiques de France Télévisions. Le groupe cumule 81 millions d’euros de déficit entre 2017 et 2024. Sa trésorerie risque de plonger à -27 millions d’euros en 2025. Par ailleurs, les capitaux propres chutent de 294 à 125 millions d’euros d’ici fin 2025. Ces chiffres menacent la pérennité de l’entreprise publique, financée à 80 % par l’État (2,6 milliards d’euros en 2024). La Cour exige des réformes urgentes.
France Télévisions brille pourtant par son audience. La chaîne capte 30 % des téléspectateurs, grâce à France 2. En outre, france.tv atteint 35 millions de visiteurs mensuels en 2024, boostée par les JO. Cependant, la masse salariale explose. Elle augmente malgré moins d’effectifs, portée par l’ancienneté des salariés. Environ 50 % ont plus de 21 ans de maison.
Les avantages salariaux choquent. Les indemnités de licenciement dépassent le droit commun. Les rémunérations de certains postes surprennent, jugées excessives. Ainsi, 4 millions d’euros financent les taxis en 2024. Les véhicules de fonction manquent d’utilité. De plus, des présentateurs récupèrent une demi-journée après cinq JT consécutifs. Ces pratiques alourdissent les coûts.
L’accord collectif de 2013 fige 160 métiers, bloquant la polyvalence. Par exemple, un journaliste ne peut monter ses sujets. Cela force des dispositifs coûteux comme les UCC. À Mayotte 1ère, des salariés touchent 7 heures de salaire pour 4 heures de travail. La présidente Delphine Ernotte annonce la dénonciation de cet accord en juillet 2025.
Enfin, l’État actionnaire partage la faute. Il manque de cadre financier clair. La Cour recommande un contrat d’objectifs précis. Sans réformes, France Télévisions risque l’obsolescence, malgré ses atouts.




























