On se dit à chaque fois que l’on n’ira pas plus loin dans la bêtise et l’insulte du peuple et pourtant on n’est jamais déçu par le pire. Le porte-parole du gouvernement nous explique donc que le ministre de la Santé a pratiqué une politique sanitaire folle qui consistait à suspendre des dizaines de milliers de personnels soignants non-vaccinés et qu’il ne savait même pas que ça allait avoir des conséquences graves sur la continuité de soin et la mise en danger de la vie d’autrui ! Qui peut croire une telle bêtise ? Comment se fait-il que la classe moyenne ultra diplômée et instruite française continue à se taire et à se soumettre à autant de mépris ? Alors que Véran annonce un chiffre ridicule de moins de 0.6 % de suspendus sur le total des 2 millions de soignants, on apprend hier via les médias que 20 % des lits hospitaliers sont fermés à cause de cette suspension et bien entendu des conditions de travail lamentables !
Du coup, il est choqué, il ne comprend pas, il annonce face à l’Assemblée nationale qu’il va diligenter une enquête via l’administration centrale pour comprendre ce qu’il en est ! Il ne rougit même pas. Tout le monde savait que ça allait être un désastre à l’hôpital public sauf lui, celui qui a la responsabilité de la gestion de l’hôpital public. Logique.
Faut-il rappeler que la situation est extrêmement grave et extrêmement dangereuse pour la santé des malades car nous sommes tout de même un pays vieillissant et que nous entrons de plain-pied dans une période épidémique annuelle classique qui rencontre chaque année des tensions hospitalières lourdes. C’est le moment que Véran a choisi pour se débarrasser de quelques dizaines de milliers de soignants.
Nous annonçons dès aujourd’hui que les morts des prochaines semaines ne seront pas causées par la maladie ou les non-vaccinés, elles auront été causées par un manque de moyens phénoménal qui nous oblige à poser une autre question : où sont passés les 210 milliards de cotisations sociales de l’assurance-maladie ? Il nous paraît évident que le ministre mythomane préfère faire des chèques de 30 milliards pour des vaccins inutiles ou des remèdes dangereux que pour améliorer les conditions d’accueil de l’hôpital public.
Concernant l’enquête, nous conseillons le gouvernement de se diriger vers le Conseil scientifique qui a publié le 5 octobre dernier en annexe 3, page 29, un avis dans lequel il est question de cette crise historique de l’hôpital public, c’est lui le premier qui donne le chiffre de 20 % de lits fermés : « Des donnes concordantes recueillies auprès des grandes structures hospitalières du pays dans les plus grandes régions françaises sont concordantes et font état de :
– Un grand nombre d’emplois vacants avec notamment 5 professions en tension : IDE, IBODE, IADE, manipulateurs de radiologie et masseurs-kinésithérapeutes.
– Un recours déjà important et en augmentation aux heures supplémentaires et à l’intérim avec malgré tout un pourcentage important de lits fermés chiffré à environ 20% et touchant tous les secteurs de soins (médecine dont soins critiques, chirurgie et obstétrique) mais aussi à un moindre degré les services de pédiatrie (réanimation et hospitalisation conventionnelle) qui dans certaines régions sont déjà en tension alors que nous sommes qu’au début des épidémies automnales et hivernales virales hors COVID. »
Pour l’histoire et la responsabilité pénale, les signataires de cet avis officiel sont :
Jean-François Delfraissy, Président
Laetitia Atlani-Duault, Anthropologue
Daniel Benamouzig, Sociologue
Lila Bouadma, Réanimatrice
Simon Cauchemez, Modélisateur
Catherine Chirouze, Infectiologue
Angèle Consoli, Pédopsychiatre
Pierre Louis Druais, Médecine de Ville
Arnaud Fontanet, Epidémiologiste
Marie-Aleth Grard, Milieu associatif
Olivier Guérin, Gériatre
Aymeril Hoang, Spécialiste des nouvelles technologies
Thierry Lefrançois, Vétérinaire/One Health
Bruno Lina, Virologue
Denis Malvy, Infectiologue
Yazdan Yazdanpanah, Infectiologue
« Les chiffres seront communiqués prochainement », a expliqué mercredi le porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres.
« Nous avons lancé une enquête auprès de l’ensemble des établissements de santé pour objectiver la situation et son exploitation est en cours », a annoncé mercredi 27 octobre Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres. « Les chiffres seront communiqués prochainement », a-t-il ajouté.
Cette déclaration fait écho à l’étude menée par le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique sur le Covid-19. Cette enquête flash révèle qu’environ 20% des lits seraient actuellement fermés dans les CHU et CHR de France à cause du manque de personnel. Dans une interview accordée au quotidien Libération, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a admis qu’« un certain nombre d’unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, ou de réduire la voilure, faute de soignants, faute surtout de pouvoir en recruter ».
Selon Gabriel Attal, le manque de personnel est dû aux actions des précédents gouvernements. « On ne rattrape pas trente ans en quatre ans », a-t-il souligné. « Il n’existe pas de réserve cachée de personnel, a-t-il poursuivi. Notre action produit une grande différence sur le long terme, parce que nous aurons de nouveaux effectifs, notamment grâce aux mesures comme la suppression du numerus clausus. »
Photo d’illustration : Gabriel Attal à Paris le 20 octobre 2021. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)


































