Il y a plusieurs choses à dire concernant les cris des Gilets jaunes face aux forces de l’ordre leur demandant de se suicider. Il est vrai que c’est extrêmement maladroit sauf qu’il faut tout de même rappeler que la lutte des Gilets jaunes permet justement d’améliorer les conditions de travail de tout le monde et notamment des forces de l’ordre, ce qui leur permettrait justement de diminuer grandement le taux de suicides dans leur corporation ! Ce qui est détestable dans cette affaire c’est l’instrumentalisation que va en faire le ministre de l’intérieur Christophe Castaner en affirmant dans un tweet qu’il soutient les forces de l’ordre alors que c’est bien l’exécutif qui ne leur donne pas les moyens de faire leur travail, qui ne leur paye pas leurs heures supplémentaires… son culot est impressionnant !

Un autre point extrêmement important est essentiel à la compréhension des événements : le pourrissement de la situation à cause de la surdité du régime macronien ne peut que produire de tels excès à cause de l’exaspération de tous, c’est un fait.

Enfin, comment se fait-il que de simples paroles, même si elles sont violentes et cruelles, puissent faire autant scandale, bien plus, infiniment plus que des dizaines de globes oculaires énucléés, des mains et des pieds arrachés, une vieille dame tabassée, une autre décédée… Nous n’avons d’ailleurs eu connaissance à ce jour d’aucune décision judiciaire sanctionnant la violence des forces de l’ordre alors qu’un grand nombre de Gilets jaunes se sont retrouvés en prison.

En réalité tout ceci n’est que propagande médiatique afin de diaboliser encore un peu plus le mouvement des #GiletsJaunes qui n’est pas près de faiblir ni encore moins de s’arrêter, car la réalité de la situation économique est dramatique.



Le parquet de Paris a ouvert une enquête après les slogans entendus samedi 20 avril à Paris en marge des manifestations de « gilets jaunes ».

Certains manifestants ont entonné des chants réclamant le suicide des policiers.



L’injonction résonne comme une gifle pour les policiers présents samedi 20 avril sur la place de la République à Paris. « Suicidez-vous ! Suicidez-vous ! », chantent les manifestants, dont certains portent un gilet jaune. Des propos d’une extrême violence. Un policier, présent sur les lieux, n’en revient toujours pas. « Sur le coup, on n’a pas trop réagi, on était vraiment dans notre boulot. (…) Une fois à l’abri, on s’est regardé, on s’est dit  : ‘On rêve où ils étaient en train de chanter ‘Suicidez-vous » », explique Quentin, délégué syndical Alliance Police, qui a accepté de témoigner au micro de France 2, sans montrer son visage. « Ça fait 17 ans que je suis dans la police. Ce genre d’insultes, je pense que c’est la première fois qu’on les entend. Ça a touché une corde sensible », ajoute-t-il.

La justice a ouvert une enquête

Les appels au suicide ont été lancés au lendemain de la journée d’hommage dans les commissariats, pour commémorer les 28 suicides de fonctionnaires de police depuis le début de l’année. Jérôme Rodrigues, l’un des leaders du mouvement des « gilets jaunes », condamne les insultes, mais dénonce une stigmatisation du mouvement. Le parquet de Paris a ouvert une enquête. Après cinq mois de confrontation entre policiers et « gilets jaunes », la haine semble être montée d’un cran.