Texte intéressant qui revient sur les fondamentaux de la démocratie ou tout simplement de la civilisation. Autant le peuple a besoin d’une élite dirigeante qui s’occupe des affaires courantes, pour peu qu’elle soit digne et noble, autant cette élite a de la même manière besoin du peuple. Ce texte revient également sur un point fondamental, refuser de jouer le jeu du système afin d’en sortir, c’est effectivement primordial. À partir du moment où on accepte les règles du jeu, on ne peut que perdre car la partie est truquée.


Les gilets jaunes auraient tort de se faire représenter

Les gilets jaunes auraient tort d’aller se faire planter sur les médias

Les gilets jaunes auraient tort d’aller à l’Élysée ou à Matignon

Les gilets jaunes auraient tort de faire un cahier de doléances

… etc.

Pourquoi ? Parce que accepter tout cela c’est accepter de se battre sur le terrain où l’adversaire est sûr de gagner.

L’adversaire plante le champ de bataille, il le balise, afin d’être sûr d’être le meilleur sur ce terrain.

Accepter d’y aller c’est accepter la défaite.

Les gilets jaunes n’ont aucune chance en négociant, aucune chance en allant sur les médias aucune chance dans aucun domaine, sauf celui qui est le leur : la rue.

La seule stratégie gagnante est celle de la sécession.

Les élites n’existent pas sans le peuple, voila ce qu’il faut comprendre.

Elles dominent le peuple mais elles en dépendent totalement. Le peuple n’est dominé que de son acquiescement à sa domination. Le peuple est dominé par sa névrose de servitude, le peuple est victime de son imaginaire de soumis.

Le peuple pour gagner doit faire sécession, il doit dire aux élites, vous avez fait sécession et nous ne nous en étions pas aperçu, vous nous avez baisés , nous cessons de jouer, faites des propositions pour essayer de prouver que vous allez vous amender.

Nous vous donnerons notre accord ou non.

C’est aux élites de se dévoiler, de montrer combien elles sont disposées à payer pour le rester.

Le discours c’est : C’est vous qui nous avez baisés, c’est à vous de montrer que vous faites « mea culpa » et que cela ne va pas continuer.


BRUNO BERTEZ