À partir du moment où un pédocriminel peut diriger Sciences-po et le club le Siècle (Olivier Duhamel), pourquoi ne pas garder Guy Vallancien dans cette commission de propagande. G. Bronner sait ce qu’il fait, sait ce qu’il doit faire, il ne reculera devant rien. C’est très bien, ça montre à quel point ces pseudo élites sont arrogantes, donc stupides.



La présence dans cette commission de l’urologue de 75 ans, très critiqué notamment pour son implication dans le scandale du centre de dons des corps de l’université Paris-Descartes, avait largement choqué.

Il restera toutefois membre de la commission, dénonçant lui-même une « désinformation » le concernant.

C’est un nom qui a fait bondir plusieurs internautes lorsqu’il est apparu dans la liste des membres de la commission installée le 29 septembre, et menée par le sociologue Gérald Bronner pour lutter notamment contre les théories complotistes et la désinformation. Car Guy Vallancien avait également fait parler de lui moins d’un an plus tôt, dans l’affaire dite « du charnier de Paris-Descartes ».Jusqu’en 2018, le Centre du don des corps de l’université de Paris-Descartes a en effet, selon les révélations de L’Express et de la Cellule investigations de Radio France, hébergé plusieurs milliers de dépouilles dans des conditions indignes. Or Guy Vallancien en fut le directeur pendant dix ans, de 2004 à 2014.

Une « désinformation », plaide Guy Vallancien

Pourtant, contacté par France Inter, Gérald Bronner confirme que Guy Vallancien reste bien membre de sa commission, après l’avoir « longuement entendu » sur ces questions. Sur France 5 dimanche dernier, Gérald Bronner avait annoncé cette audition en marge de la première réunion de la commission, le lundi 4 octobre, pour « discuter avec lui ». Il avait également dénoncé « des esprits malveillants qui radiographient chacun des membres, et trouvent un certain nombre de choses ».

Guy Vallancien a notamment dénoncé dans cet audition une « désinformation » à son sujet. Il assure ainsi que sous sa direction, « plusieurs mesures salutaires ont été décidées et réalisées […] pour assurer aux familles un traitement plus respectueux des dernières volontés de leurs proches ».

Pour lui, le fait que ces pratiques indignes, qui perduraient depuis plusieurs dizaines d’années, se soient poursuivies après son passage est lié à l’abandon « par l’université » de cette « politique de modernisation ».

Il ajoute : « L’université n’a pas engagé à temps le complément des travaux nécessaires, ne comprenant pas l’utilité d’un centre du don des corps au XXIe siècle, croyant que la simulation numérique suffirait alors que les dons sont indispensables car la simulation numérique chirurgicale a ses limites. »

Des positions controversées sur le Mediator

Guy Vallancien est aussi accusé par Irène Frachon, lanceuse d’alerte dans l’affaire du Mediator, d’avoir été l’un des « fers de lance d’une nébuleuse de médecins de haut rang qui, depuis des années et sans vergogne, tentent de discréditer, minimiser, voire nier la gravité du drame humain causé par le Mediator ». Il estime de son côté que la question faisait débat.

Pour Irène Frachon, contactée par France Inter, « c’est une esquive rhétorique qui est propre à la logique du négationnisme »« Il fait diversion : ça a marché auprès de la commission, et c’est malheureusement très inquiétant. »


Photo d’illustration : Guy Vallancien le 27 septembre 2019 à Chamonix © AFP / VALENTIN FLAURAUD / CHAM

Cécilia Arbonate et Olivier Bénis

France Inter

5 octobre 2021